12 octobre 2018
La gare: un lieu risqué pour les commerces
Par: Denis Bélanger

Le bâtiment commercial de la gare.

La configuration actuelle et la position géographique de la gare à Mont-Saint-Hilaire constituent un frein sérieux au développement commercial si on se fie aux propos des représentants de l’organisme Vivre en Ville.

Habituellement, les développements immobiliers de type TOD (Transit Oriented Development), soit des quartiers aménagés pour favoriser les transports collectifs et actifs, sont des succès économiques lorsqu’il y a une épicerie dans le secteur. «Dans le cas de Mont-Saint-Hilaire, la gare est excentrée par rapport au reste. Ce n’est pas un lieu de passage propice», a indiqué Catherine Boisclair, coordonnatrice du projet Oui dans ma cour de Vivre en ville, lors d’une conférence ouverte au public s’inscrivant dans le calendrier de réalisation de l’élaboration du plan particulier d’urbanisme du centre-ville de Mont-Saint-Hilaire.
Le sujet de la gare est venu sur le tapis alors que certains citoyens suggéraient la gare comme un bon endroit pour y aménager une épicerie. Rappelons que le projet de développement de la rue Saint-Georges, qui fait parti du centre-ville, amènerait dans le secteur le Marché Pepin IGA qui est présentement situé à l’intersection de la 116 et de la rue Honorius-Charbonneau.
David Paradis, qui travaille également pour l’organisme en tant que directeur de la recherche, de la formation et de l’accompagnement, a ajouté qu’il serait très réticent à ouvrir un commerce près de la gare hilairemontaise s’il était en affaires, car ce n’est pas situé au bon endroit. «Les commerces vivent par l’accessibilité et la visibilité routière. Si les choses changent, comme la connexion ou la visibilité, ça peut modifier la donne.»
Rappelons que le Groupe Lobato a entamé près de la gare, il y a plusieurs mois, la construction d’un deuxième bâtiment commercial, lequel n’était pas terminé. Une fruiterie s’était installée et on avait annoncé la venue éventuelle de trois autres commerces d’alimentation. La fruiterie a quitté les lieux et a éventuellement déclaré faillite, tandis que le maître d’œuvre des trois autres commerces a laissé tomber pour des raisons personnelles. Un représentant du Groupe Lobato avait indiqué que la construction du bâtiment avait repris et que des annonces seraient éventuellement faites.
Une quincaillerie, une bonne idée
Sur un autre ordre d’idée, L’Œil Régional a demandé à David Paradis si une quincaillerie pouvait être considérée comme un commerce de proximité compatible avec un centre-ville. D’autres citoyens craignent qu’un troisième joueur dans l’alimentation ne vienne s’installer à Mont-Saint-Hilaire pour combler l’espace qui serait laissé vacant par le départ du IGA. Le centre commercial hébergeant actuellement le IGA appartient au bras immobilier de la société qui exploite les bannières Loblaw, Provigo et Maxi.
«Les quincailleries étaient avant des commerces de proximité. Quand on tombe dans la grande surface avec entrepôt et des matériaux extérieurs, on est ailleurs. Il y a toutefois des quincailleries de proximité qui existent. Ça avait disparu, mais on assiste à une certaine renaissance. Une quincaillerie peut être compatible avec un centre-ville ou ne pas l’être. Cela dépend du type et du format», a expliqué M. Paradis.
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