1 août 2018
Fin de la Coopérative de santé de Saint-Denis-sur-Richelieu
La docteure Julie Lafrenaye reprend le flambeau
Par: Vincent Guilbault
La Coopérative de santé de Saint-Denis-sur-Richelieu est dissoute et le bâtiment sera vendu  à la docteure Julie Lafrenaye. Photo: Vincent Guilbault

La Coopérative de santé de Saint-Denis-sur-Richelieu est dissoute et le bâtiment sera vendu à la docteure Julie Lafrenaye. Photo: Vincent Guilbault

La Coopérative santé de Saint-Denis-sur-Richelieu a vendu le bâtiment contenant la clinique médicale et tout l’équipement à la Dre Julie Lafrenaye, le 23 juillet dernier. La Dre Lafrenaye va donc continuer d’opérer la clinique publique et le groupe de médecine familiale (GMS), mais en tant que gestionnaire privé.

La coopérative est donc officiellement dissoute, ce qui met fin aux frais annuels pour les membres, confirme le président Julien Gauvin. C’est une excellente nouvelle pour l’avenir de la clinique qui est ainsi assuré, souligne-t-il, puisqu’elle ne dépendra plus du financement provenant des membres de la coopérative. Le conseil d’administration sera donc ainsi dissout.
La coopérative a été mise sur pied en 2009 lors de la retraite de l’ancien propriétaire, le Dr Laurent Marcoux. «Il voulait vendre, mais aucun acheteur ne s’était manifesté, relate M. Gauvin. Les gens de la communauté avaient décidé de créer la coopérative. Mais c’est une bonne chose [la vente], car la coop a connu plusieurs difficultés financières dans les deux dernières années. Trouver une acheteuse était la bonne solution pour continuer.»
Le nombre de membres était bon dans les premières années, explique M. Gauvin, mais avec les années, il avait tendance à diminuer. Il était d’ailleurs difficile d’offrir des avantages importants aux membres, surtout qu’être membre de la coopérative ne garantissait pas l’accès à un médecin. À la fin de l’aventure, la coopérative comptait environ 500 membres.
Selon Julien Gauvin, la Dre Lafrenaye a toujours eu comme objectif de s’installer à Saint-Denis. Celle qui est aussi la docteure en chef travaille à la clinique depuis trois ans. Elle s’est impliquée dans la fondation du GMS, en plus de recruter du personnel. Il était donc naturel pour la coopérative de lui vendre le bâtiment pour assurer la survie de la clinique.
La vente doit se conclure dans les prochaines semaines, mais le financement est déjà accordé, affirme M. Gauvin. Tous les membres qui ont assisté à une réunion spéciale concernant la vente, le 23 juillet dernier, ont approuvé la transaction. «C’était un gros projet qui demandait beaucoup d’implication avec un CA qui se réunissait chaque mois, avec un recrutement difficile et une baisse du membership. Les gens sont très contents de la nouvelle.»
Selon ses derniers chiffres, Julien Gauvin estime à plus de 2000 le nombre de patients à fréquenter la clinique. Et le nombre risque d’augmenter avec l’arrivée d’un quatrième médecin dans les prochaines semaines. Le docteur se joindra à une clinique qui offre aussi les services d’une super-infirmière, d’un dentiste et d’un denturologue.

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