20 septembre 2019
Otterburn Park
La Coopérative de santé veut plus de membres
Par: Denis Bélanger

Près de deux ans après avoir démarré ses activités, la Coopérative de solidarité santé de la Rive à Otterburn Park connaît une augmentation constante du nombre de membres qui se situe actuellement à 440. Les administrateurs de l’entreprise à but non lucratif ont des objectifs élevés à cet effet et ont d’ailleurs entamé cet été leur campagne de recrutement.

« Nous avons des membres provenant de 17 ou 18 municipalités. Même si l’essentiel provient des villes proches, nous en avons qui proviennent notamment de Sainte-Julie et de Marieville. C’est faux de croire que les services offerts s’adressent seulement aux gens d’Otterburn Park, commente le président du conseil d’administration, Gérard Boutin. Nous avons vraiment un bassin intéressant de membres. »

Selon M. Boutin, la Coopérative a besoin de 1200 membres pour avoir une certaine autonomie financière. À l’approche de l’ouverture de cette dernière en septembre 2017, les responsables espéraient atteindre le cap des 1000 membres la première année. Notons que les activités de la Coopérative, qui offre essentiellement ses services infirmiers en complément à la Clinique médicale de la Rive située à côté, ont été suspendues de décembre 2017 à mai 2018 à la suite du départ d’une infirmière.

Plusieurs effets positifs
La Coopérative de santé dispose maintenant d’une seule infirmière qui offre des services à temps plein en semaine. Auparavant, la clinique fonctionnait avec plusieurs professionnels à temps partiel. « Avec cette nouvelle addition, on peut offrir plus de soins et de traitements. Maintenant, on a deux volets, le premier étant les soins infirmiers de première ligne comme les prises de sang ou encore les traitements d’azote pour les verrues, poursuit M. Boutin. L’autre est le volet prévention; nous voulons outiller les gens à se prendre en main avec de bonnes habitudes de vie. » Le personnel peut par exemple donner des conseils sur la santé et l’alimentation.

Rappelons que les deux médecins fondateurs du Groupe de médecine familiale ont approché des citoyens, dont M. Boutin en 2014, pour leur signifier qu’ils ne voulaient plus administrer la clinique. Ils avaient dû faire face au départ de trois médecins. M. Boutin a ainsi accepté de s’impliquer. Dans le processus de mise sur pied de la coopérative, un sondage réalisé auprès des citoyens avait permis de constater que les services infirmiers étaient ce qui était le plus recherché.

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