8 juin 2015
La Commission scolaire devra trouver 6,2 M$
Par: Karine Guillet
Les coupes se rapprochent dangereusement des élèves, déplore Hélène Roberge.

Les coupes se rapprochent dangereusement des élèves, déplore Hélène Roberge.

La Commission scolaire des Patriotes (CSP) devra sabrer près de 6,2M$ de son prochain budget de fonctionnement, selon ses plus récentes prévisions. Pour y arriver, la CSP prévoit déjà des coupes de l’ordre de 3 M$.

Le budget de 316 M$ de la CSP devrait être adopté à la séance du 23 juin prochain. Déjà, selon ses données préliminaires, la CSP sait que l’effort de réduction de ses dépenses qui lui est demandé par le gouvernement se chiffrera cette année à 4,7 M$. L’organisme scolaire doit également retrancher 1,5M$ de ses dépenses,  dû aux compressions résiduelles de 2013-2014 qu’il n’avait pas réussi à dégager de son budget l’an dernier.    

Parmi les mesures envisagées, la CSP compte réduire son budget de fonctionnement. Son budget de communications qui a déjà été de 27 000$, passera  à un maigre 8000$ l’an prochain. Les unités administratives devront pour leur part fonctionner avec un budget réduit de 15%. Elle compte aussi réduire la portion de frais de repas et de déplacements remboursés. Finalement, les budgets de tous les comités seront aussi diminués.

Vente

La Commission scolaire envisage aussi de se départir du terrain de l’ancienne école de la Farandole, sur la 3e avenue à McMasterville, dès l’an prochain. Un terrain adjacent à celui de l’École d’éducation internationale, deux terrains vacants à Varennes de même que l’ancienne école de la Roselière, à Chambly, devraient être vendus l’an prochain. La CSP espère tirer des revenus de 3 M$ de la vente de ces immeubles.

Finalement, la Commission scolaire ira également piger 200 000$ dans les surplus accumulés pour équilibrer le budget. Rappelons que le gouvernement régit le pourcentage de surplus accumulé que les commissions scolaires peuvent utiliser librement chaque année.

42 postes abolis

L’Œil Régional avait déjà annoncé que des dizaines de postes pourraient être abolis. Mardi dernier, la Fédération des professionnels et professionnelles a annoncé que 18 postes étaient touchés, dont cinq conseillers pédagogiques, deux psychologues, un psychoéducateur, huit animateurs à la vie spirituelle, un analyste et un conseiller en information scolaire et professionnelle.

Selon la Commission scolaire des Patriotes, il s’agirait plutôt de 16 postes, puisque le poste de conseiller information scolaire et professionnelle a été aboli il y a deux ans et que le poste d’analyste a plutôt été métamorphosé en poste-cadre.

Du côté des employés de soutien, si le scénario de coupes se maintient,  la Commission scolaire abolira définitivement 26 postes dans le personnel de soutien, dont 18 œuvrant au centre administratif, selon la porte-parole de la CSP, Lyne Arcand. Parmi les postes retranchés, on compte trois cadres dont une direction adjointe d’école. Selon le Syndicat de Champlain, la CSP aurait indiqué qu’elle avait l’intention d’abolir 58 postes, mais d’en recréer 33.  La plupart des postes recréés seraient toutefois à heures réduites.

La présidente de la CSP, Hélène Roberge, soutient que son conseil a fait de grands efforts pour couper le plus loin possible du service aux élèves, mais elle soutient que les efforts demandés par le gouvernement forcent la CSP à se «rapprocher dangereusement» des élèves. Elle soutient que la CSP avait déjà par le passé réduit les frais de déplacement, coupé dans des activités de reconnaissance, passé aux conseils sans papier et revu sa politique de reprographie afin de réduire ses dépenses.

Elle se dit néanmoins très attristée par les coupes. «C’est la première année que nous sommes obligés d’abolir des postes. Depuis 2010, nous en sommes à 18 M$ de compressions», dit-elle.

Taxes scolaires

La CSP est présentement en train d’étudier les règles budgétaires soumises par le gouvernement il y a quelques semaines. La présidente s’attend à ce que le scénario soit sensiblement le même que l’an dernier pour les contribuables, se traduisant par une légère hausse en raison du rôle d’évaluation. Elle ne pouvait toutefois pas dire si le taux de base, présentement à 0,200$ par 100$ d’évaluation serait revu à la hausse.

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