17 juillet 2020
Jouer tout en gardant ses distances
Par: Sarah-Eve Charland

Les camps de jour doivent organiser des jeux en respectant la distance entre chaque personne. Photo gracieuseté

Les deux premières semaines des camps de jour se sont déroulées dans la joie et l’adaptation. À Mont-Saint-Hilaire, ce sont près de 160 jeunes qui ont pu retrouver leurs amis après avoir été séparés pendant quelques mois.

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Le camp de jour a commencé le 29 juin. « Les jeunes, lundi matin jusqu’à aujourd’hui, avaient de la difficulté à dire au revoir à leur parent parce qu’ils voulaient entrer tout de suite au camp voir leurs amis. Ils étaient contents. Les jeunes étaient excités de pouvoir revoir leurs amis », raconte la coordonnatrice du camp de jour, Frédérique Coutu.

La Ville de Mont-Saint-Hilaire n’a jamais remis en question la réouverture du camp de jour, conscient de son importance auprès des familles. Si le gouvernement le permettait, nous allions l’ouvrir, assure la responsable loisirs et aquatique à la Ville de Mont-Saint-Hilaire, Cynthia Gauthier.

Pour ce faire, la Ville devait alors adapter l’ensemble de l’organisation en suivant le guide publié par l’Association des camps du Québec.

« On a adapté notre planification avec des activités qui se passent presque toutes à l’extérieur. Planifier les jeux, ça a été un peu plus difficile parce qu’on doit réinventer un peu les classiques, mais les animateurs ont été super créatifs dans la conception de jeux et dans les alternatives de jeux qu’on connaît et qui sont populaires avec les jeunes. Somme toute, la planification s’est vraiment bien passée », poursuit Mme Coutu.

Les jeunes doivent garder un mètre de distance entre eux et deux mètres avec les animateurs. Mont-Saint-Hilaire a choisi de séparer les jeunes en groupes de 10 pour un animateur. Chaque animateur suit son groupe toute la journée afin de limiter les contacts et les risques de propagation du virus.

« On a acheté par exemple des nouilles de piscine. Les jeunes peuvent se promener avec des nouilles pour maintenir un mètre entre eux. Ils trouvent ça très rigolo, donc ça se fait quand même très bien », ajoute Mme Coutu.

Tous les transports en autobus sont évités. Les jeunes se déplacent donc aux endroits à distance de marche. Le camp de jour a installé des jeux à l’extérieur sur chacun des sites utilisés pour rafraîchir les jeunes.

Un camp à 60 % de sa capacité

Au début, la Ville de Mont-Saint-Hilaire croyait devoir ouvrir à 45 % de sa capacité. Avec les changements dans les ratios annoncés par le gouvernement, la Ville pouvait donc accueillir jusqu’à 75 % des places habituelles. C’est finalement 60 % des places qui ont été comblées. La Ville avait donc un surplus d’animateurs et a dû en délaisser quelques-uns. Elle a embauché six préposés à l’entretien au lieu d’un seul comme les années antérieures.

Du côté de Belœil

De son côté, le camp de jour de Belœil a accueilli près de 300 jeunes depuis le 29 juin. « Nos dynamiques moniteurs rivalisent d’imagination pour que les enfants passent un été extraordinaire, malgré les effets de la pandémie. Jusqu’à maintenant, tout se déroule à merveille et la bonne humeur est au rendez-vous, tant chez les campeurs que chez les moniteurs », souligne la porte-parole de la Ville de Belœil, Émélie Trinque.

La Ville de Belœil a reçu une aide financière de 54 193 $ du Fonds d’urgence pour l’appui communautaire, via la Fondation du Grand Montréal. Ce montant vise à aider à payer les frais supplémentaires engendrés par les mesures sanitaires requises liées à la COVID-19, comme l’achat de masques, savon, désinfection et équipement spécialisé. La somme servira aussi à embaucher de la main-d’œuvre supplémentaire et à payer des contrats de nettoyage.

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