27 septembre 2017
Je suis déçu du conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand
Par: L'Oeil Régional

Le 12 juillet 2012, la pétrolière Gastem obtient du gouvernement Charest un permis de forage sur le territoire de Ristigouche-Sud-Est. Le 4 mars 2013, le gouvernement Marois se refusant de légiférer sur la protection des sources d’eau potable, Ristigouche, à la demande de la majorité des habitants, adopte un règlement qui interdit d’injecter dans le sol toute substance toxique à deux kilomètres de toute source d’eau potable desservant vingt personnes ou plus.

S’estimant lésée dans son droit de faire du profit, Gastem informe le 1er mai de cette même année, son intention de la poursuivre en dommages et intérêts pour près de 1,5 million (1 494 676,95 $) la municipalité qui compte 168 habitants (incluant les enfants), soit presque 9000$ par habitant (incluant les enfants). La poursuite est déposée le 30 août de cette année 2013 et mardi dernier (5 septembre 2017) s’est ouvert le procès Gastem contre Ristigouche-Sud-Est.
Le jour même, à la séance mensuelle de Saint-Basile-le-Grand, j’ai demandé que ma municipalité prenne position en faveur de Ristigouche, confiant que l’appel serait entendu, les Grandbasilois ayant connu leur désastre environnemental (BPC) et plusieurs combats (Trailbreaker, gaz de schiste). À ma grande stupéfaction, je me suis fait répondre que la Ville s’en lavait les mains et s’en remettait à l’UMC… dont Saint-Basile n’est plus membre.
L’importance de soutenir une petite municipalité face aux pétrolières est fondamentale. Je ne me sens pas représenté par ma municipalité sur ce dossier. J’espère que le conseil changera d’idée et se joindra aux nombreuses municipalités et aux nombreux citoyens qui soutiennent Ristigouche-Sud-Est dans ce combat de David contre Golitah.

Pierre Lagassé, Saint-Basile-le-Grand

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