20 décembre 2017
Mont-Saint-Hilaire
Ian Lafrenière remercié par le Service des incendies
Par: Denis Bélanger
Montreal Police spokesman Ian Lafreniere is pictured June 5, 2012. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

Ian Lafrenière

Ian Lafrenière, qui vient de retrouver le poste de commandant aux relations publiques du Service de police de Montréal (SPVM), ne pourra plus être pompier à temps partiel à Mont-Saint-Hilaire à la suite d’une blessure subie il y a plus de trois ans.

Un rapport de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail stipulait en juillet 2016 que les limitations fonctionnelles de M. Lafrenière étaient incompatibles avec l’emploi de pompier. Le tribunal administratif du travail a statué le 26 octobre dernier que le policier conservait des limitations fonctionnelles permanentes. Le service de sécurité incendie de la Ville de Mont-Saint-Hilaire ne pouvait ainsi garder M. Lafrenière a son emploi. Les élus ont entériné à la séance du conseil le licenciement d’Ian Lafrenière.

Ce dernier s’est blessé au dos lors du fameux incendie criminel qui a rasé l’ancien centre commercial situé à l’entrée de Mont-Saint-Hilaire, le 25 août 2014.

Déçu, le policier de métier n’entend pas entreprendre d’autres recours. «C’était une implication communautaire. J’étais pompier à temps partiel, ce n’est pas avec ça que je gagnais ma vie. Mais j’aimais l’esprit de groupe et d’équipe qui régnait, a déclaré Ian Lafrenière à L’Œil Régional. Je comprends les raisons techniques de la Ville. Mais sur le fond, je me demande si c’est de cette manière qu’on traite les autres pompiers qui font un travail important. Moi, je suis chanceux, j’ai un bon emploi, mais si j’étais pompier ma famille aurait probablement été dans le trouble.»

Combat devant les tribunaux
La fin de ce dossier est doublement frustrante pour Ian Lafrenière qui a dû aller devant les tribunaux pour obtenir une compensation en raison d’une lésion professionnelle. Mont-Saint-Hilaire avait refusé sa demande de réclamation d’indemnisation, déposée le 24 octobre 2014, pour le travail de pompier seulement, en invoquant comme raison le long délai de consultation. Le policier avait obtenu son diagnostic d’entorse lombaire le 13 octobre de la même année.
La CNESST avait par la suite refusé deux fois la réclamation de M. Lafrenière. Il s’était alors tourné vers la Commission des lésions professionnelles (CLP), qui lui a donné gain de cause avant les fêtes en 2015.

La Ville avait tenté de faire infirmer la décision, mais le tribunal du travail avait finalement rejeté ses arguments en mars dernier.

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