4 mai 2017
Histoire de bricoles, de femmes et de famille
Par: Karine Guillet
La propriétaire Lison Rancourt

La propriétaire Lison Rancourt

ÉCONOMIE. Le Coin des trouvailles fait le bonheur des bricoleurs en tout genre depuis plus de 40 ans. Entre les rangées de moules à gâteau, de laine et de billes se cache aussi l’histoire d’une famille retrouvée. 

Le coin des trouvailles a vu le jour en 1976, alors que Lise Saint-Georges rachète un fonds de commerce sur la rue Laurier, cherchant un projet d’entrepreneuriat. À l’époque, la mode était au macramé, à la laine et au tricot.

«Ça a commencé avec ça, mais avec le temps il a fallu qu’elle se trouve d’autres créneaux pour que ce soit rentable», explique la fille de la fondatrice et actuelle propriétaire, Lison Rancourt.

Mme Rancourt a repris le flambeau de sa mère il y a 25 ans. Originaire du Lac-Saint-Jean, la femme d’affaires est atterrie dans la région après avoir mené des recherches pour retrouver sa mère biologique, Lise St-George.

«Elle m’avait donné en adoption. Quand je suis revenue dans sa vie, tout était en place pour que je prenne ma place.»

Mme Rancourt avait décidé d’entreprendre des démarches d’adoption à la mort de ses parents adoptifs, après que sa sœur, aussi adoptée, ait commencé des démarches de son côté. Comme Mme Saint-Georges cherchait également à retrouver sa fille, les dossiers se sont croisés sur le bureau de la travailleuse sociale, accélérant le processus.

La chimie a tout de suite été au rendez-vous entre la mère et la fille. Mme Rancourt se souvient même avoir commandé le même apéritif que sa mère, en même temps, lors de leur première sortie au restaurant. Toutes deux d’anciennes fleuristes, les deux femmes avaient aussi des intérêts communs pour le bricolage, la cuisine et la couture.

«Les parents que j’ai eus avaient un commerce de confection de tissus. Je me suis toujours intéressée à ça. […] J’ai grandi dans un milieu où j’aurais probablementgrandi avec ma mère biologique sans le savoir. C’est pour ça que lorsqu’on s’est retrouvé, ça a connecté», croit-elle.

Aujourd’hui, Mme St-George a complètement délaissé le commerce. Une troisième génération, la fille de Mme Rancourt, fait également partie de l’univers du Coin des Trouvailles, puisqu’elle s’occupe de la comptabilité du commerce.

Influence de Cake Boss et de Pinterest

Le coin des trouvailles attire des clients de toutes sortes; bricoleurs, amateurs de modèles réduits, fans de cosplays (se déguiser en personnages populaires), artistes et artisans.

Le commerce a toujours pignon sur la rue Laurier, même s’il a déménagé dans un autre local il y a quelques années. Le secret d’une telle longévité réside dans la diversification et l’adaptation aux nouvelles tendances.

Si la laine fait aujourd’hui un retour en force, le macramé a aujourd’hui cédé sa place à la création de bijoux. La confection de gâteau et les cours de décoration de pâtisserie sont également très populaires, notamment en raison d’émissions télévisées comme Cake Boss.

L’engouement pour le fait à la main, grâce à des sites web comme <@Ri>Pinterest<@$P>, se fait également sentir. «Des fois, les clients nous arrivent avec le téléphone et le projet et ils nous demandent si on a telle ou telle chose. C’est sûr que si nous ne l’avons pas, nous allons essayer de trouver quelque chose pour dépanner.»&nbsp;

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