29 septembre 2017
Résidence pour aînés
Groupe Maurice suspend le projet
Par: Karine Guillet

La demande pour une résidence du Groupe Maurice est bien présente dans la région, soutient le Groupe Maurice. Photo: Archives

Quelques jours avant le référendum sur son l’implantation de son projet de résidence pour aînés, le Groupe Maurice a confirmé à la Ville de Belœil qu’il abandonnait son projet à l’angle de la rue Saint-Jean-Baptiste et Yvon-L’Heureux. Le promoteur ne ferme toutefois pas définitivement la porte à s’établir à Belœil.

Le projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI) du projet de résidence devait subir le test du registre public le 2 octobre, puisque trois zones résidentielles voisines au projet ont demandé la tenue de cet exercice démocratique.

«Ce n’est pas dans notre habitude de forcer des choses», a expliqué le porte-parole du Groupe Maurice, Éric Burns. Il a rappelé d’ailleurs que le Groupe Maurice avait tenté de trouver des compromis en revoyant certaines dispositions de son projet, comme la hauteur et l’orientation de son bâtiment. «Force est d’admettre que ça soulève encore des inquiétudes. On ne se sent pas à l’aise là-dedans. On veut un projet accepté par l’ensemble de la communauté.»

Les deux soirées d’informations organisées par le Groupe Maurice avaient attiré la curiosité de 600 personnes cet été. M. Burns a précisé que le Groupe Maurice communiquera avec les citoyens qui attendaient la venue de la résidence personnellement pour leur faire part de leur décision.

Il ne pouvait cependant pas dire si le retrait sera permanent. Le Groupe Maurice devra étudier s’il est possible de réaliser un projet qui répond autant aux critères du promoteur qu’aux attentes des voisins, sur ce terrain ou un autre. «Si on a l’opportunité d’avoir un site qui répond à nos critères, notre souhait serait toujours de réaliser un projet à Belœil», a-t-il expliqué, précisant que le Groupe continuera à chercher un terrain d’accueil.

La hauteur projetée de six étages était la principale source d’inquiétude des voisins, qui n’avaient pas été informés de ce projet à l’achat de leur maison. M. Burns a toutefois précisé qu’il serait impossible de réaliser une résidence de trois étages, notamment parce que le terrain est trop petit et parce que le promoteur doit accueillir un nombre minimal d’unités pour que les loyers demeurent accessibles. Il a par ailleurs expliqué qu’un projet sur la longueur n’est pas souhaitable pour le confort des résidents, qui ne souhaitent pas parcourir de longues distances pour avoir accès à certains services.

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