18 mai 2020
Arbitre au judo
Éric Faucher finaliste au titre d’officiel de l’année au Québec
Par: Denis Bélanger

Éric Faucher lors de l’omnium de l’Ontario tenu en novembre dernier. Photo gracieuseté

Assurant le bon ordre et le déroulement d’un combat sur le tatami depuis 17 ans en tant qu’arbitre au judo, Éric Faucher a participé à tous les niveaux de tournois sanctionnés par Judo Québec. L’Hilairemontais a aussi été très actif sur le circuit normal. Ces faits d’armes lui ont mérité une nomination d’officiel de l’année à l’échelle québécoise et canadienne pour le 47e Gala SPORTSQUÉBEC.

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En plus d’avoir supervisé un bon nombre de compétitions, M. Faucher s’est vu souligner son dévouement au développement de l’arbitrage. Il a parcouru la province pour former, conseiller et animer des stages d’arbitrage, en plus d’agir à titre de mentor. Lorsqu’il n’est pas officiel, il s’implique à la commission provinciale des arbitres de Judo Québec et comme bénévole aux événements.

Un judoka de longue date

Pour Éric Faucher, le judo est plus une école de vie qu’un sport. « Présentement, on parle de confinement alors que le judo est un sport de contact et un sport très familial. On retrouve dans les clubs une variété d’âges comme des gens de 70 ans travaillant avec des jeunes de 15 ans. On apprend beaucoup le respect. C’est vraiment une belle communauté », souligne l’homme de 53 ans qui travaille dans une entreprise spécialisée dans les ventilateurs.

Éric Faucher s’est intéressé au judo à un jeune âge après avoir reçu un dépliant publicitaire dans sa boîte aux lettres. De son propre aveu, il aimait bien se tirailler avec ses frères.

Il a eu l’occasion de participer aux Jeux du Québec d’hiver tenu à Victoriaville en 1981. Bien des années après, il a obtenu sa ceinture noire à 29 ans. Il s’est mis à enseigner au Club de judo de Longueuil jusqu’à son déménagement à Thetford Mines en 2003. « Il n’y avait pas de judo. J’ai ouvert un club. Il n’y avait pas d’athlètes de pointe à entraîner, c’était tous des débutants. J’ai donc commencé à arbitrer », raconte-t-il.

Ce dernier est revenu dans la région métropolitaine en 2010 et s’est installé à Mont-Saint-Hilaire. Il a fermé son école de Thetford Mines et il a continué à arbitrer. Cette année, il aurait été officiel pour une sixième année consécutive aux championnats canadiens. M. Faucher détient maintenant le grade d’arbitre continental, ce qui lui a permis d’arbitrer des championnats panaméricains il y a quelques années au Mexique.

« C’est un de mes plus beaux souvenirs avec mes participations aux Jeux du Québec. En plus des jeux de 1981, j’ai été aux Jeux du Québec à Drummondville comme arbitre. Mon grade est le deuxième plus élevé. Le plus haut, c’est le grade international qui permet d’aller aux Olympiques, mais les chances que je l’ai sont minces, la limite d’âge étant de 55 ans.»

M. Faucher a néanmoins eu l’occasion d’arbitrer des athlètes olympiques québécois, dont Ecatarina Guica, 9e aux Jeux de Rio en 2016, et Sergio Pessoa, qui s’est classé parmi les 20 premiers aux Jeux de Londres en 2012.

Les qualités d’un bon arbitre

Pour être un bon arbitre au judo, il faut notamment avoir de l’expérience et du jugement pour comprendre un combat, de l’avis d’Éric Faucher. Le bon arbitre va donner la pénalité au bon moment sans tenir compte du temps restant dans le combat ou du pointage. « Nous voulons du judo dynamique et spectaculaire et ainsi deux combattants qui essaient de marquer des points. En règle générale, on va pénaliser celui qui n’essaie pas de marquer des points pour, entre autres, protéger son avance. »

M. Faucher estime que le bon arbitre va décerner une pénalité tôt dans le duel. « On place ainsi nos limites. On dit aux judokas ce que nous ne tolérons pas et ce que nous jugeons non valable. On les avertit aussi qu’ils auront une pénalité s’ils refont un tel geste. Les pénalités permettent de balancer l’équilibre. Si un combattant a plusieurs pénalités et sent la soupe chaude, il va provoquer des choses. C’est là qu’un combat va être plus intéressant. »

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