12 février 2021
Une classe de Saint-Antoine loue des jeux de société
Entreprendre de façon ludique
Par: Sarah-Eve Charland

Émy, Dana, Coralie, Noah et Alek, ainsi que les autres élèves de la classe de 3e année, gèrent la Ludothèque d’Antoine. Photo gracieuseté

Émy, Dana, Coralie, Noah et Alek, ainsi que les autres élèves de la classe de 3e année, gèrent la Ludothèque d’Antoine. Photo gracieuseté Photo gracieuseté

Émy, Dana, Coralie, Noah et Alek, ainsi que les autres élèves de la classe de 3e année, gèrent la Ludothèque d’Antoine. Photo gracieuseté

Une classe de 3e année à l’école Georges-Étienne-Cartier, à Saint-Antoine-sur-Richelieu, a trouvé le moyen de se désennuyer pendant la pandémie. Les élèves gèrent l’inventaire et la location de jeux de société dans le cadre de la Ludothèque d’Antoine.

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La classe possède plus d’une centaine de jeux et de casse-têtes. Les élèves ont distribué des cartes de locations aux enseignants et à chacune des familles dont un enfant fréquente l’école primaire. Ces cartes permettent d’emprunter jusqu’à cinq jeux avant de devoir s’en procurer une autre. Chaque matin, les élèves vérifient si des personnes ont déposé des cartes de location dans la boîte à cet effet ou s’il y a eu des retours. À leur retour, les jeux sont placés en isolement pendant une journée pour des raisons sanitaires.

« C’est un projet pour passer du bon temps en famille et ne pas passer trop de temps devant les écrans », souligne Coralie.
L’idée semble fonctionner puisque les élèves rencontrés en entrevue vidéo ont tous dit passer moins de temps devant les écrans. Ils jouent plus avec leurs parents et leurs frères et sœurs.

« Avant, mes parents voulaient moins souvent jouer avec moi. Maintenant, ils jouent plus avec moi. C’est avec eux que je joue le plus », ajoute Coralie.

« Je jouais quand même avant à des jeux, mais j’en ai découvert quand même plusieurs autres », poursuit Émy.

Plusieurs jeux sont d’ailleurs plus demandés que d’autres, comme The Mind, Taxi, Le Tricheur ou le casse-tête 3D du Titanic.

Mini entreprise

La classe avait participé à la campagne de financement Écoles enracinées Équiterre. Les élèves avaient vendu des paniers de légumes biologiques. À la fin de la campagne, il leur restait un petit surplus d’argent. À ce moment, les élèves ont commencé à exprimer leur volonté d’acheter des jeux de société. L’enseignante Martine Ruel a alors lancé l’idée de mettre sur pied une ludothèque.

Les élèves ont réussi à mettre la main sur une subvention de 2500 $ de la Fondation Desjardins et une autre de 3000 $ provenant d’une mesure gouvernementale ayant pour objectif de favoriser l’esprit entrepreneurial.

Les élèves ont alors appris les travers d’une micro entreprise. « J’ai appris que c’est difficile. Il y a beaucoup de personnes qui utilisent les cartes. L’autre fois, on a dû ranger tous les jeux. C’est beaucoup de travail », mentionne Alek.

Les élèves ont effectué quelques travaux scolaires aussi en lien avec la ludothèque. Ces travaux permettront d’ailleurs d’offrir de courtes descriptions de jeux et les explications des principales règles des jeux.

Maintenant que le fonctionnement est bien instauré, Mme Ruel aimerait proposer ce service pour l’ensemble de la municipalité. Elle a lancé un premier contact à la Municipalité en espérant un retour positif.

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