2 mars 2017
Entraîneur : un défi stimulant pour Audrey Dion
Par: Denis Bélanger
Audrey Dion (2e en arrière à gauche) observant ses judokas sur le tatami.

Audrey Dion (2e en arrière à gauche) observant ses judokas sur le tatami.

Aux yeux de la judoka Audrey Dion, le rôle d’entraîneur amène plus de pression que celui de simple athlète. La jeune femme carbure toutefois aux défis et s’est empressée de lever la main pour prendre le poste d’entraîneuse de l’équipe de judo de Richelieu-Yamaska pour les Jeux du Québec d’Alma.

Consultez notre section spéciale des Jeux du Québec pour suivre toutes les histoires.


«Quand tu es un athlète, les résultats ne dépendent que de toi, a déclaré Dion quelques jours avant de prendre la direction d’Alma. En tant qu’entraîneur, il y a tellement de choses que tu ne contrôles pas. J’ai eu la piqûre des Jeux plusieurs mois avant leur tenue. Cette compétition me permet de réintégrer le monde du judo, car une blessure m’a tenue à l’écart pendant un bon bout de temps.»

Celle qui a des pieds à terre à Saint-Hubert et Beloeil accorde beaucoup d’importance à la motivation pour le bienfait de ses athlètes. «Je les invite notamment à s’encourager mutuellement.»

La plus grande récompense pour Audrey Dion est de constater la progression d’un athlète. «C’est gratifiant de voir qu’une jeune s’est améliorée sur quelque chose que tu lui avais dit de faire.»

Entamées mercredi au Collège d’Alma, les épreuves de judo se termineront vendredi.

Elle inspire son frère

Comme bien d’autres frères ou sœurs aînés, Audrey Dion a incité son cadet à suivre ses traces. «À force de traîner Philippe (son frère) aux entraînements de judo, il a fini par essayer ce sport et persévérer par la suite».

Philipe Dion a rendu sa sœur bien fière en remportant plusieurs compétitions. Il a remporté l’or aux Jeux du Québec de Drummondville ainsi qu’au championnat canadien de l’Est U18 en 2016. Le judoka a de plus reçu dernièrement une bourse des mains du célèbre combattant Georges St-Pierre. «On peut dire que je l’enviais un peu», admet Audrey Dion.

Plusieurs modèles pour le judo

L’avenir pour les clubs de judo semble rose avec la présence de plusieurs modèles sur la scène locale et internationale. Audrey-Dion suit avec attention l’évolution d’une autre résidente de Saint-Hubert, Catherine Beauchemin-Pinard, qui a participé aux derniers Jeux olympiques. «J’aime bien aussi Teddy Riner de la France», ajoute Audrey Dion.

Cette dernière reconnaît que l’ancienne championne d’arts martiaux mixtes de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), Ronda Rousey, issue du monde du judo, a eu des effets positifs pour le sport. «Elle est bien populaire. Évidemment, quand j’étais plus petite, elle ne combattait pas encore.»

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