8 septembre 2016
Encore une opération de sauvetage sur la montagne
Par: Denis Bélanger
Selon le directeur du Centre de la nature, Éric Malka, le poste d’accueil comprendra essentiellement des panneaux d’information, des toilettes ainsi qu’un tout petit local, qui sera invisible aux yeux des marcheurs.

Selon le directeur du Centre de la nature, Éric Malka, le poste d’accueil comprendra essentiellement des panneaux d’information, des toilettes ainsi qu’un tout petit local, qui sera invisible aux yeux des marcheurs.

Qui s’y frotte s’y pique. Deux jeunes risquent de payer cher leur décision de s’aventurer sur le mont Saint-Hilaire en pleine nuit le 6 septembre. La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) et la Réserve naturelle Gault envisagent d’intenter des actions judiciaires, de nature pénale, contre ces randonneurs délinquants.

Les deux adolescents (nés en 1998 et 1999), de Saint-Hyacinthe et de Sainte-Madeleine, s’étaient amenés sur la montagne vraisemblablement pour y faire du camping.  «Les deux jeunes se sont d’abord éclairés avec la lumière d’un cellulaire. Quand l’appareil a lâché, ils se sont orientés avec les lumières de la Ville. Cela les a conduits en haut des falaises», explique le sergent Pierre Tremblay de la RIPRSL.

Les deux jeunes ont dû ainsi appeler les secours vers 4h30. «Ils ont nécessité le déploiement des ressources. C’est une réserve naturelle qui est là pour protéger la faune et la flore, mais là nous sommes rendus à devoir protéger les gens. Pourtant, il y a des heures de disponibles le jour pour se promener dans des sentiers balisés. La nuit, il y a des risques de blessures», ajoute le sergent Tremblay.

De son côté, le responsable des services et de la sécurité à la Réserve naturelle Gault, Martin Duval, ne s’est pas gêné pour sermonner les deux individus en question. «Je ne comprends pas pourquoi les gens prennent un tel risque.»

Pour l’instant, la police ne sait pas encore sur quel règlement s’appliqueront les sanctions imposées aux jeunes. «Nous avons plusieurs options en vertu de la réglementation municipale ou encore de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel», précise Pierre Tremblay. La Réserve naturelle veut pour sa part se tourner vers les instances ministérielles pour que des sanctions soient prises.

La goutte qui  fait déborder le vase

Les randonneurs délinquants préoccupent les différents intervenants de la région depuis plusieurs mois déjà. En juin 2015, quatre marcheurs s’étaient aventurés dans la falaise Dieppe et l’opération de sauvetage avait mobilisé une soixantaine d’intervenants. Au mois de septembre suivant, deux randonneurs de Drummondville s’étaient promenés en zone interdite. La facture du sauvetage s’était élevée entre 2600$ et 3000$.

Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau, s’est tourné vers le gouvernement du Québec afin d’obtenir le pouvoir de refiler la facture du sauvetage aux randonneurs délinquants. Finalement, la municipalité a décidé d’augmenter à 1000$ l’amende minimale pour des infractions du genre commises sur sa propriété.

Quasiment au même moment en juin, les policiers ont décidé de  prêter main-forte aux patrouilleurs de la Réserve naturelle Gault pour l’application de la réglementation dans le cadre de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel sur le reste de la montagne. Dans ce cas-ci, l’amende minimale était de 500$.

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