1 novembre 2017
Élections – Suite et fin
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault

Vincent Guilbault

Nous aurions aimé rencontrer tous les candidats, mais c’était impossible en raison de contraintes d’espace et de logistique. J’ai quand même tenu à rencontrer chacun des candidats à la mairie de Belœil et de Mont-Saint-Hilaire aux élections en compagnie de l’un de mes collègues journalistes. Environ huit heures d’entrevue avec six candidats. Le résumé de ces rencontres, vous le trouverez en pages 6 (Belœil) et 16 (Mont-Saint-Hilaire).

Contrairement à d’autres journaux qui appuient publiquement des candidats (La Presse a donné son appui à Denis Coderre) par la voix de leur éditorialiste, je ne prendrais pas position dans les élections municipales.
Seulement pour Belœil, j’aimerais d’abord féliciter les deux candidats, Rémi Landry et Diane Lavoie, ainsi que leur équipe respective, pour avoir réussi à élever le débat.
Je tiens à préciser que l’élection du futur premier magistrat de la Ville ne doit pas être vue sur le seul enjeu de la piscine. Il est trop réducteur de voir chez Rémi Landry un opposant à la piscine, alors qu’il a surtout critiqué le montage financier de l’infrastructure. Il vaut la peine de se renseigner sur ses propositions. J’ai un faible pour la nomination d’un commissaire industriel qui pourrait aider à bonifier l’offre commerciale et industrielle à Belœil.
Pour ce qui est de Mme Lavoie, elle peut parler en s’appuyant sur un bon bilan. Certes, l’équipe adverse s’interroge sur les dépassements de coûts de plusieurs dossiers, comme la piscine ou le centre des loisirs, mais il faut avouer que sous l’administration Lavoie, la Ville a avancé lorsqu’on parle entre autres de développement résidentiel ou de culture. Les électeurs de Belœil ont devant eux un choix difficile à faire.
Je ressors fatigué de la campagne électorale menée à Mont-Saint-Hilaire. Une campagne pas tout à fait dégueulasse, mais tout de même pénible. Les derniers jours auront montré une certaine panique chez les deux équipes et une certaine volonté de frapper «l’ennemi». On ressort les comptes de taxes de l’un, les décisions de l’autre.
Dans un dernier courriel envoyé par l’équipe Vision Citoyenne, on rappelle que la campagne a pour principal enjeu celui de la densification.
J’ose prétendre que c’est faux. Il faut rappeler qu’un comité a été mis en place pour proposer des options concernant le développement de la zone A-16 et leurs travaux influenceront les décisions des futurs élus. Les quatre candidats à la mairie aimeraient stopper le développement, certains plus que d’autres. Mais promettre zéro développement, je crois que c’est à la limite rêver en couleurs dans l’état actuel du dossier.
Mais au-delà des chicanes, je vous invite à lire les résultats de nos rencontres. Yves Corriveau, Denise Loiselle et Luc-André Matte proposent des visions bien différentes de la Ville. Portez une attention aux autres dossiers!
Le candidat Jean-Luc Maltais propose aussi une vision différente, mais de son propre aveu, ce n’est pas tant le pouvoir qui l’intéresse plus que d’augmenter le taux de participation aux élections. Alors, écoutons-le et sortons tous voter dimanche.

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