13 janvier 2017
Diminution de cas de chlamydia dans la région
Par: Karine Guillet
Les jeunes de 15-24 de la région sont particulièrement touchés par la chlamydia, alors que le taux d'incidence est cinq fois plus élevé que dans la population montérégienne en général.

Les jeunes de 15-24 de la région sont particulièrement touchés par la chlamydia, alors que le taux d'incidence est cinq fois plus élevé que dans la population montérégienne en général.

SANTÉ. Alors que la Montérégie connaît une épidémie d’ITSS, la région a enregistré une diminution du taux d’incidence de chlamydia pour la première fois en trois ans, selon le plus récent rapport de la santé publique de la Montérégie.

La région Richelieu-Yamaska, qui couvre la Vallée-du-Richelieu, a cette année connu une diminution de 10% des cas de chlamydia. La Vallée-du-Richelieu et le secteur de Sorel-Tracy sont les seules régions où l’on a enregistré une diminution, alors que l’ensemble de la Montérégie a connu une hausse de 2% des cas.

Le taux d’incidence pour 100 000 personnes est passé de 255 à 232 entre 2014 et 2015. La direction de la santé publique de la Montérégie ne s’explique toutefois pas encore cette diminution.  En 2009, le taux d’incidence de cette ITSS était de 158 pour 100 000 dans la région.

Les jeunes touchés par la chlamydia

En Montérégie, comme dans la région, la chlamydia demeure l’infection transmise sexuellement la plus répandue. L’infection continue de prendre de l’ampleur, avec une hausse de 47% plus de cas qu’il y a cinq ans.  

Les jeunes femmes sont plus nombreuses que les hommes à être touchées. Les femmes de 20-24 ans représentaient à elles seules 22% des cas de cette ITSS en Montérégie.

Syphilis et autres ITSS

Après avoir connu un recul dans les dernières années, l’ensemble de la Montérégie a enregistré une hausse  de nombre de cas de syphilis. Les hommes demeurent les plus atteints par cette maladie (82,5% des cas), qui touche l’ensemble de la population de 20 à 64 ans.Depuis 2012, on observe une diminution d’hépatite B partout en Montérégie.  L’hépatite B est la seule ITSS où l’on note une amélioration de la situation sur dix ans. Cette diminution s’explique par l’introduction d’un programme de vaccination obligatoire contre cette maladie dans les écoles en 1994.

Rappelons que le taux d’incidence de l’Hépatite B était alors 50 fois plus élevé.À l’inverse, la gonorrhée est en constante progression depuis les dix dernières années. Le taux d’incidence à 39 par 100 000 personnes, en 2015, est trois fois plus élevé qu’il y a dix ans. Les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus touchés.

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