18 juin 2015
Des policiers se la couleraient douce au frais des contribuables
Par: L'Oeil Régional
Cette année, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) formera une équipe d'agents prêts à intervenir en gestion de foule.

Cette année, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) formera une équipe d'agents prêts à intervenir en gestion de foule.

Des agents de police affectés à la circulation se la couleraient douce durant leurs heures de travail. Après avoir atteint leurs quotas de contraventions, certains iraient chez eux, faire trempette dans leur spa ou encore jouer à des jeux vidéo..

Selon une source anonyme qui a contacté Radio-Canada, au moins sept agents de police se seraient ainsi détendus pendant leurs heures de travail, après avoir atteint leurs quotas de contraventions.

«Ce sont pour l’instant des allégations, et je ne peux vous confirmer cette information ni le nombre de policiers qui seraient impliqués», a déclaré la présidente de la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent, et mairesse de Contrecoeur, Suzanne Dansereau.

«Dès qu’il entrera en fonction, le 29 juin prochain, le nouveau directeur du service de police Richelieu-Saint-Laurent, Bruno Pasquini, fera la lumière dans ce dossier, ainsi que sur le dossier des heures supplémentaires que certains policiers chargeraient en trop. C’est son premier mandat», a spécifié Mme Dansereau.

La présidente dit avoir été mise au courant de cette affaire à la fin décembre 2014. «J’ai aussitôt rencontré la haute direction, et donné des directives claires au niveau de la gestion du quart de travail. C’est l’argent des contribuables et une situation comme cela est intolérable et inacceptable.»

Elle confirme que les agents de police attitrés à la circulation ont des quotas de contraventions qu’elle appelle prestations minimales de travail. Combien de tickets doivent-ils donner? «Je ne le sais pas par cœur, je ne veux pas m’embarquer là-dedans. Mais si ces allégations sont fondées, cela prouve qu’ils peuvent atteindre cet objectif en deux ou trois heures. Mais ces policiers ont bien d’autres fonctions reliées à la sécurité. Ça fait partie de leur travail.»

Pour l’instant, aucune sanction n’a été prise à l’endroit des policiers concernés puisqu’aucune preuve n’a été faite que ces situations ont eu lieu. «Nous suivrons les recommandations du nouveau directeur de police quant aux sanctions qui pourront être appliquées à l’endroit des policiers concernés.» 

Le président de la Fraternité des policiers, Jacques Desrosiers, a refusé de commenter la situation. «La fraternité n’émettra aucun commentaire. S’il y a des reproches à faire à des policiers, c’est à l’administration à faire son travail et à appliquer son pouvoir.»

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