12 juillet 2016
Belœil va en référendum
Par: Karine Guillet
La mairesse Diane Lavoie.

La mairesse Diane Lavoie.

MUNICIPAL. Les citoyens de Belœil pourront finalement décider s’ils veulent ou non une piscine municipale, le 18 septembre. Déjà, la mairesse Diane Lavoie se dit confiante que le «Oui» l’emportera.

Selon la mairesse, cette décision tient compte du sondage que la Ville avait réalisé en janvier dernier, auquel 85% des résidents avaient mentionné qu’une piscine était un service essentiel dans une municipalité, de même que de l’issue de la consultation publique, durant laquelle les participants étaient très majoritairement favorables au projet. La mairesse précise également que la participation financière d’Otterburn Park et de Saint-Mathieu-de-Belœil fait également de la piscine un enjeu régional.

«C’est un appel aux citoyens en faveur du projet afin qu’ils se mobilisent et viennent voter oui au projet et ce, en grand nombre», a lancé la mairesse, précisant toutefois que le débat se fera dans le respect de tous, peu importe leur opinion.

Contrer la «désinformation» 

Cette décision fait suite à la signature par 542 résidents d’un registre demandant un référendum pour le règlement décrétant une dépense de 14,7 M$. Mme Lavoie affirme qu’il y a «énormément de désinformation véhiculée sur le terrain». Elle cite en exemple un coût inexact et plus élévé du projet. Les élus seront présents sur le terrain afin de corriger la situation et inciter la population à voter. Elle n’exclut pas non plus la possibilité de produire un document d’information, comme elle l’avait déjà fait à deux reprises dans le cadre de ce projet.

Le conseil a pris près d’un mois pour mûrir la décision d’aller vers le référendum. Selon la mairesse, le conseil souhaitait d’abord régler certains détails, comme la finalisation de l’entente avec le promoteur propriétaire du terrain, entente qu’elle a finalement adopté lundi soir.

Si le vote devait être négatif, la Ville abandonnera le projet.

À un an des élections

Diane Lavoie dit également souhaiter que le référendum ne devienne pas une joute politique. À près d’un an des élections, la mairesse a tout de même mentionné qu’elle irait jusqu’au bout, quoi qu’il arrive.  «J’ai un mandat qui se termine en 2017. Je vais y aller jusqu’au fond avec mes valeurs, ma façon de voir les choses. Si les gens veulent faire un changement, ils le feront. Mais pour l’instant, je suis élue; le conseil a été élu majoritairement. Nous allons faire le mandat jusqu’en 2017. »

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