30 octobre 2017
Avenir Hilairemontais revient sur la dette
Par: Denis Bélanger
Photo: Archives

Yves Corriveau.

Le maire sortant Yves Corriveau, d’Avenir Hilairemontais, tient à apporter des précisions sur la situation de la dette de Mont-Saint-Hilaire. Dans la première ébauche de sa plateforme présentée il y a quelques semaines, le parti Vision Citoyenne affirme que la dette était passée de 35 M$ à 70 M$. Selon l’équipe de M. Corriveau, leurs adversaires ont pris les chiffres qui faisaient leur affaire pour ainsi donner «une image totalement fausse de la réalité».

Selon Avenir Hilairemontais, la dette partagée par l’ensemble des citoyens, celle qui a un impact direct sur leur compte de taxes, est passée de 36 M$ à 44 M$, soit une augmentation de 5,5 % par année au cours du dernier mandat. Pour contrôler la dette, la municipalité a une politique stipulant que ce service de la dette ne doit pas dépasser 16 % du budget. En 2017, elle se situait à 15,43 %.

La dette à long terme consolidée, qui inclut celle des organismes dont Mont-Saint-Hilaire est partenaire et est ainsi partagée entre plusieurs villes, est passée de 51 M$ à 63 M$.

Zonage agricole
Avenir Hilairemontais attaque un autre engagement de Vision Citoyenne, soit celui de maintenir le zonage agricole urbain dans la zone A-16. «Devant un juge, ceci vaudrait  [sic] dire qu’il s’agit d’une expropriation déguisée, et la ville se verrait obligée de rembourser les propriétaires pour la valeur totale du terrain.

Il est plutôt bizarre de se dire inquiet de la dette et risquer de l’augmenter de plusieurs millions», écrit le parti d’Yves Corriveau par voie de communiqué.

Vision Citoyenne a bien voulu réagir aux critiques d’Avenir Hilairemontais, soulignant entre autres avoir tiré ses chiffres sur la dette du rapport financier. «En analysant le document, plusieurs notes au dossier montrent que les chiffres n’incluent pas toutes les dettes», écrit le parti par voie de courriel. Pour ce qui est de la zone A-16, Vision Citoyenne rappelle que son objectif est de zéro construction. «Même si M. Corriveau, lors de son porte-à-porte, nous accuse d’alourdir la dette en futurs frais d’avocats, nous croyons que [40 M$ serait demandé par les propriétaires des terrains vacants] c’est trop cher payé pour ces terrains.»

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