6 mai 2016
À 80 ans, «Andy Happy» prépare sa saison
Par: L'Oeil Régional
À 80 ans, André L’Heureux conserve toujours la passion  des courses sur l’eau

À 80 ans, André L’Heureux conserve toujours la passion des courses sur l’eau

En septembre prochain, André L’heureux aura 80 ans bien sonné. Un âge qui ne l’empêche pas, encore une fois, de préparer sa saison de régates.

Le pilote de Belœil n’a pas froid aux yeux. Celui que ses collègues appellent affectueusement «Andy Happy» a été champion canadien à quatre occasions dans la catégorie CQ-360 entre 1962 et 1978. C’était bien avant qu’un accident vienne tout changer. «Je n’ai heureusement pas été blessé, mais j’ai cessé de piloter. Mon bateau était très endommagé et puis les enfants grandissaient et il y avait la famille.»

André L’Heureux n’a toutefois pas vendu son bateau acheté en 1975 pour la somme de 6000$. L’octogénaire aura mis plus de trente ans pour le remettre en état. C’est un ami, en 2014, qui a réussi à le convaincre de reprendre la compétition, à un âge où il n’avait déjà plus envisagé de revenir à la course sur l’eau.

Un retour après 37 ans

Son retour sur l’eau, André L’Heureux l’a réalisé l’an dernier, aux Régates de Saint-Félicien, après 37 ans d’inactivité. «Un moment formidable, raconte le pilote. «J’étais encore un peu rouillé, mais mes souvenirs sont revenus. Au début, je ne me rappelais même pas comment ajuster mon carburant.»

Son engin, un hydroplane Ron Jones 1969 de 19 pieds, il en prend soin comme «la prunelle de ses yeux». Avec un moteur Chevy Camaro Z28, sur l’eau, il peut facilement atteindre une vitesse de 150 km/h.

Un été rempli

André L’Heureux devrait connaître un été chargé. Comme il est déjà invité aux Régates de Saint-Félicien en août, il compte bien sortir son bateau bien avant. Les premières courses de la saison auront lieu à Gananoque, en Ontario, les 3 et 4 juin. « Je suis prêt comme si je devais aller à l’eau la semaine prochaine.»

Par la suite, il espère participer aux régates de Valleyfield, de Beauharnois, mais aussi de Cornwall et de Brockville en Ontario. Un agenda estival chargé pour cet homme qui conserve toujours la passion de l’eau. Une passion que son père lui a donnée dès son jeune âge, alors qu’il l’accompagnait sur la rivière Richelieu, entre Belœil et Sorel.

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