20 septembre 2018
2030: Notre rue d’ambiance urbaine a 10 ans
Par: L'Oeil Régional

Les citoyens y convergent à pied et à vélo. Ils constituent maintenant 40 % de l’achalandage et contribuent à l’enracinement des saines habitudes de vie à Mont-Saint-Hilaire.

Des vélo-taxis conduits par de jeunes adolescents circulent dans les rues du centre-ville et les voisinages adjacents. Les camions hybrides rechargeables se mettent en mode électrique pour venir y livrer la marchandise requise par les commerçants. Les automobilistes acceptent le fait d’attendre 5 minutes sur le coin Laurier/Fortier aux heures de pointe. Les habitants du centre-ville animent la vie urbaine le jour. Ils accompagnent au Métro Richelieu, au IGA ou à la clinique médicale leurs parents vivant au Quartier Mont-Saint-Hilaire, prennent une pause-café et contribuent à la qualité de vie de nos aînés. La rue Saint-Georges est devenue un modèle pour d’autres villes québécoises ayant des îlots urbains à recycler pour y créer des milieux de vie plus compacts et à échelle humaine.
Les citoyens se sont approprié ce nouvel espace urbain, devenu lieu identitaire. Sa présence dans le champ visuel des usagers des voies publiques rassure pour des raisons de sentiment d’appartenance et de fierté. La rue et ses composantes clés contribuent autant à la diversification de l’offre résidentielle et commerciale dans notre ville qu’à la fin de l’étalement urbain ou du culte du bungalow. Les maraîchers en zone verte adjacente au périmètre urbain de Mont-Saint-Hilaire connaissent du succès puisqu’ils peuvent vendre leurs produits frais aux citadins et aussi investir sans le risque de dézonage de leurs terres. Les commerçants de la rue Saint-Georges vivent bien et sont fiers de contribuer à l’animation de la rue chaque saison qui passe. L’ensemble des commerces du centre-ville survivent et le taux d’inoccupation des locaux continue d’être un des plus bas sur la Rive-Sud, malgré les impacts accrus créés par les achats en ligne. Cet enfant âgé de 10 ans aujourd’hui vit heureux malgré les chocs nerveux vécus pendant sa période de conception. Le traumatisme du 12 septembre 2018 n’aura été que passager; la compréhension consciente ayant remplacé les sentiments de peur du changement, de vengeance et de mépris envers ceux qui objectivement œuvrent à améliorer notre ville en cette ère de nouvel urbanisme. Cet enfant à naître a besoin de calme pour un accouchement à la hauteur de ce qu’il aspire à devenir pour tous.

Jean-Francois Gilbert, citoyen de Mont-Saint-Hilaire et observateur de l’urbanité depuis la fin des années 1970.

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