31 octobre 2016
Vitesse réduite près du Collège Saint-Hilaire
Par: Denis Bélanger
Vitesse réduite près du Collège Saint-Hilaire

Vitesse réduite près du Collège Saint-Hilaire

La limite de vitesse passera de 90 km/h à 70 km/h sur une portion de la route 116, à Mont-Saint-Hilaire. La décision survient plus de cinq mois après l’accident mortel du 13 mai qui a impliqué un autobus scolaire du Collège Saint-Hilaire.

Imposée par le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET), la mesure sera effective à compter du 3 novembre. La limite sera réduite entre la rue Boissy et le chemin Benoît. «Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’un projet-pilote pour lequel une évaluation sera réalisée», a annoncé le ministère lundi par voie de communiqué.

Il y aura également la mise en place d’une nouvelle signalisation dans le secteur de l’intersection de la route 116 et du chemin Authier, qui mène au Collège. Les autobus provenant du chemin Authier en direction de la 116 Ouest devront obligatoirement tourner à droite sur la route 116, rouler vers l’Est jusqu’au chemin Rouillard et faire un demi-tour pour accéder à la route 116 Ouest. Selon le ministère, ce mouvement évitera que les autobus scolaires aient à traverser la route 116 de façon perpendiculaire.

Le rapport du coroner du décès de la passagère de la voiture impliquée dans l’accident n’a toutefois pas encore été déposé, ce qui pourrait ouvrir la porte à d’autres mesures l’année prochaine.

Réactions mitigées

La Ville de Mont-Saint-Hilaire salue l’annonce du MTMDET pour la mise en place d’un projet-pilote, mais déplore cependant le refus du ministère de rencontrer les parents.

 

«Nous avons beaucoup travaillé sur ce dossier avec le MTMDET. Nous croyons que le projet-pilote qui est présenté saura répondre aux problèmes qui sont vécus à cette intersection où circulent de nombreux autobus scolaires. Nous sommes cependant surpris et particulièrement déçus que le MTMDET refuse de rencontrer les parents», a déclaré le maire Yves Corriveau.

 

Le député caquiste de Borduas, Simon Jolin-Barrette, ajoute pour sa part que les parents souhaitent voir un feu de circulation à l’intersection de la 116 et d’Authier. M. Jolin-Barrette reconnaît que le projet-pilote est un pas dans la bonne direction, mais déplore que le processus ait pris cinq mois.

«Dans un dossier où il y a mort d’une femme et la sécurité des enfants est concernée, ça prend des actions rapides, dit-il. Je trouve aussi déplorable le fait que le ministère ne souhaite pas rencontrer les citoyens. Ça aurait permis à tous les intervenants de s’adresser à eux.»

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