15 décembre 2016
Vitesse et prudence vont de pair
Par: Denis Bélanger
À l’approche des fêtes, Bertrand Godin multiplie les entrevues pour promouvoir les alcotests.

À l’approche des fêtes, Bertrand Godin multiplie les entrevues pour promouvoir les alcotests.

Sur une piste, il privilégie la plus haute vitesse possible. Sur les routes, il prône la prudence et le contrôle. Le pilote de Sainte-Marie-Madeleine, Bertrand Godin, prouve qu’il est possible d’épouser les deux comportements en maintenant une bonne dose de témérité.

La témérité est une qualité qui peut servir le pilote, car elle implique une conscience du danger, comme le fait remarquer Bertrand Godin. «C’est clair qu’au début, certains ne font pas de différence entre une piste et la route. Pour être un bon conducteur, il faut avoir le contrôle de soi.»

Il reconnaît ne pas avoir toujours été parfait derrière un volant. «Ma voiture a duré neuf jours», se rappelle-t-il. Mais aujourd’hui, il est sollicité pour ses valeurs d’une conduite prudente. Depuis plusieurs années, il enseigne la conduite d’urgence à l’École nationale de police. Il est aussi porte-parole d’Alco Prévention Canada qui vend sur le marché des alcotests. «Les gens restent toujours surpris de savoir à quel point ils peuvent atteindre rapidement le 0,08 d’alcool. Et ça ne veut pas dire non plus que tu es en état de conduire même si tu es en dessous de la limite permise. Il ne faut pas se priver d’un tel outil qui peut sauver des vies.»

Bertrand Godin prête sa voix à la lutte contre l’alcool au volant, car il été lui-même touché par ce phénomène. «J’ai une de mes enseignantes qui est décédée avec son mari (qui conduisait) à la suite d’un accident de voiture. Les deux conducteurs impliqués dans l’accident avaient les facultés affaiblies.»

Toujours faire mieux

La situation sur les routes de la province s’est améliorée depuis les années 1970 selon Bertrand Godin. Mais il estime qu’il y a encore des progrès à faire. «C’est notamment vrai sur le plan de l’alcool au volant. Un décès avec les facultés affaiblies en est un de trop. Dans les années 1970, c’étaient des milliers de décès sur nos routes.»

Il y a aussi des efforts à faire de la part du gouvernement et de son instance qui régit la conduite automobile. «J’ai vu pas moins de 4000 conducteurs et je constate qu’il n’y a pas eu une grande évolution dans les cours de la conduite normale.»

Bertrand Godin met toutefois en garde contre la surréglementation. Selon lui, certains conducteurs arrêtent d’adopter un comportement prudent quand un règlement se mêle de la partie. «Il faut sensibiliser les gens.»

 

 

 

 

 

 

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