12 février 2018
Sécurité incendie de Mont-Saint-Hilaire
Visite de la nouvelle caserne
Par: Denis Bélanger

Ça fait plus 20 ans que les pompiers parlent de la nécessité d’une nouvelle caserne. En 2000, la municipalité a dû faire agrandir la caserne de l’hôtel de ville, car le camion-échelle nouvellement acquis à l’époque ne rentrait pas. Ce n’est que 17 ans plus tard que le souhait aura enfin été exaucé. «Le camion va arriver en fin de vie», fait remarquer le directeur du service de sécurité incendie de Mont-Saint-Hilaire, Jean Clément. Photos: François Larivière

La caserne de l’hôtel de ville disposait de trois baies de stationnement de 35 pieds de profondeur. Maintenant, le nouveau garage contient six baies de 50 pieds. Le bâtiment a été conçu pour que l’on puisse ajouter sans trop de difficulté une baie supplémentaire.

Jean Clément devant l’endroit où l’on fait sécher les boyaux d’arrosage. Les pompiers font maintenant sécher les boyaux à l’air libre. L’utilisation du séchoir réduisait la durée de vie des boyaux, car la gaine devenait trop sèche et se déchirait par la suite. «Tout ce qui existait avant revient dans les casernes», renchérit M. Clément.

Si certains peuvent croire que ce poteau de descente est folklorique, c’est le moyen le plus sécuritaire pour accéder à l’équipement et au camion de pompier, de l’avis de Jean Clément, lorsque l’alerte est donnée. Si les pompiers descendaient dans les escaliers, les risques de chutes seraient élevés. Il y en a seulement un qui perd pied pour créer un effet domino. «Aujourd’hui, la tendance est de construire les casernes sur le même étage. L’empreinte au plancher aurait été beaucoup trop grande en raison de nos besoins en stationnement. Nous l’avons donc construit sur deux étages», explique M. Clément.

Les pompiers de Mont-Saint-Hilaire ont vu leur travail être facilité en déménageant à la nouvelle caserne incendie située sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier, comme a pu le constater L’Œil Régional lors d’une visite.

Les pompiers disposent d’environ 1700 m2 de superficie. «C’est maintenant beaucoup plus agréable de travailler ici», reconnaît le directeur du service de sécurité incendie de Mont-Saint-Hilaire, Jean Clément. Grâce aux nouvelles installations, dont un garage plus spacieux, il n’est plus nécessaire de stationner à l’extérieur les véhicules de service pour permettre aux employés de nettoyer les boyaux après une intervention. «L’hiver, il fallait laisser fonctionner les camions pour ne pas que l’eau gèle», raconte le chef des pompiers.

La nouvelle caserne dispose d’une chambrette pour les mesures d’urgence contenant entre autres un lit et une douche pour héberger le chef en devoir. Durant les grandes tempêtes de neige, les pompiers devaient auparavant coucher sur des matelas dans la salle du conseil municipal, car le plancher dans les roulottes était trop froid. «S’il y avait un soir de conseil, les pompiers devaient attendre la fin de l’assemblée pour aller s’installer. Moi, j’avais dormi dans mon bureau pendant la crise du verglas, renchérit M. Clément. Au printemps 2017, nous avions été mobilisés pendant trois jours en raison de la tempête Stella.»

Construite à plus de 9 M$, la caserne est dotée notamment d’une salle de formation pouvant être convertie facilement pour les situations d’urgence, le poste des communications d’urgence ainsi que d’un mur solaire.

Prévoyants
Bien avant que six municipalités de la Vallée-du-Richelieu enclenchent officiellement une discussion pour un regroupement des services incendie, les responsables du dossier de la nouvelle caserne ont conçu le bâtiment en prenant en considération les besoins éventuels. Le premier étage contient le milieu de vie des pompiers. Le dortoir contient huit lits et la salle à manger peut accueillir jusqu’à 12 personnes. Les pompiers peuvent maintenant cuisiner des plats. Auparavant, dans une roulotte, ils ne disposaient que d’un four à micro-ondes.

La caserne est équipée pour héberger les pompiers 24 heures. «Nous l’avions conçue comme une caserne de temps plein. Les pompiers sont présentement sur garde interne de jour seulement. Mais à partir de 2019, il y en aura 24 heures sur 24, sept jours sur sept», avance M. Clément.

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