17 octobre 2018
Une succursale de la SQDC pourrait être une bonne chose
Par: Karine Guillet
Société québécoise du cannabis : Dévoilement du concept des succursales (Groupe CNW/Société québécoise du cannabis (SQDC))

L’implantation d’une succursale de la Société québécoise du cannabis dans la région pourrait s’avérer positive, croit le directeur de l’organisme de prévention des dépendances l’Arc-en-ciel, Frédérick Fortier.

Pour l’instant, le magasin le plus proche devrait être situé à Brossard, au 9575, rue Ignace. Il faudra sinon se diriger vers Drummondville ou Saint-Jean-sur-Richelieu. La vente en ligne est aussi opérationnelle à partir d’aujourd’hui. La SQDC appliquera les mêmes précautions que pour la vente d’alcool.
À Belœil, la Ville a été approchée par la SQDC pour l’ouverture potentielle d’une succursale. L’une des options envisagées est sa construction dans un bâtiment commercial en bordure de l’autoroute 20. La Ville a d’ailleurs entrepris de sonder les citoyens à cet effet, en leur demandant quels paramètres la Ville devrait faire valoir pour l’implantation d’un tel commerce. La semaine dernière, Belœil avait déjà reçu près de 210 avis de ses citoyens.
«Qu’il y ait une succursale ici éviterait deux choses: que les gens aillent ailleurs pour s’en procurer ou qu’ils continuent d’aller sur le marché noir parce que Longueuil et Saint-Jean, c’est trop loin», croit M. Fortier, qui souligne toutefois qu’il est important que l’emplacement de la succursale respecte certaines distances avec des établissements scolaires.

Sur la glace
La président de la SQDC, Alain Brunet, a toutefois précisé la semaine dernière que la SQDC avait pour l’instant mis un frein à ses projets d’expansion, alors que le gouvernement de François Legault compte ajouter des restrictions supplémentaires quant à la localisation des points de service. Les succursales doivent déjà être situées à au moins 250 mètres d’écoles et de CPE, mais la CAQ voudrait que cette distance soit augmentée, confirme M. Jolin-Barrette, sans s’avancer davantage sur la distance souhaitée.
Selon un sondage réalisé par un panel citoyen du Regroupement du développement social de la Vallée-du-Richelieu, auquel ont répondu 109 personnes, environ 55 % des répondants se disaient partiellement à l’aise ou totalement à l’aise avec la légalisation du cannabis. Plus de la moitié des répondants se disaient aussi d’accord avec la vente en ligne et un peu plus de la moitié étaient d’accord avec un seul lieu de vente par municipalité. La majorité des répondants étaient aussi d’accord pour qu’un lieu de vente soit situé à plus de 500 m d’une école ou d’un CPE. n

image