23 décembre 2019
Une soixantaine de lots en zone agricole seront dézonés
Par: Sarah-Eve Charland

Un exemple d’îlots déstructurés à Saint-Mathieu-de-Belœil. Photo ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles

La MRC de la Vallée-du-Richelieu espère dézoner près d’une soixantaine de parcelles de terre jugées enclavées et irrécupérables pour l’agriculture, en zone agricole, sur son territoire afin d’y permettre d’autres types d’utilisation qui correspondraient davantage à la réalité.

À l’heure actuelle, la MRC a identifié 61 îlots déstructurés en fonction des demandes des municipalités en se basant sur le Guide d’élaboration d’une demande à portée collective du gouvernement du Québec. Une dizaine d’autres sont en analyse. Après avoir effectué son étude, le conseil des maires adoptera une résolution pour l’ensemble des demandes des municipalités. Elle soumettra la demande à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Les municipalités espèrent une réponse à l’automne 2020.

Belœil, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Antoine-sur-Richelieu, Saint-Basile-le-Grand, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Marc-sur-Richelieu et Saint-Mathieu-de-Belœil ont soumis des îlots déstructurés.

Ces terres se retrouvent dans des secteurs urbanisés en zone agricole. La MRC effectue donc ces démarches de consolidation de terrain où se trouvent parfois déjà des bâtiments résidentiels. Cette démarche cible de rares lots vacants, enclavés et irrécupérables pour l’agriculture, souligne la porte-parole de la MRC, Ariane Levasseur.

À l’heure actuelle, la MRC n’est pas en mesure de connaître les effets sur la superficie totale des terres agricoles sur son territoire.

Potentiel de construction

Pour les municipalités en milieu rural, cette démarche pourrait permettre des nouveaux projets de développement. À Saint-Antoine-sur-Richelieu, la mairesse Chantal Denis ne souhaite pas commenter, tout comme la mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu Ginette Thibault, mais avoue que ces espaces pourraient être utilisés pour la construction.

À Saint-Charles-sur-Richelieu, le maire Marc Lavigne mentionne que la Municipalité a été approchée par des propriétaires pour désenclaver ces parcelles de terre dans une optique de construire des bâtiments.

« La MRC doit finir son analyse. Ce sont des îlots pas nécessairement propices à l’agriculture sur lesquels on pourrait construire des maisons. […] Il ne reste presque plus de terrains à construire », affirme M. Lavigne.

Malgré tout, la Municipalité ne compte pas que là-dessus pour développer davantage. « On a encore des endroits zonés blanc à construire [à Saint-Charles-sur-Richelieu]. Dans le cœur du village par exemple, il reste un terrain à construire. On pourrait faire quelque chose de plus substantiel avec ce terrain au cœur du village. Les îlots déstructurés, on ne pourra pas nécessairement compter là-dessus », croit-il.

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