1 octobre 2018
Une maison rénovée avec cœur et amour
Par: Denis Bélanger

Johanne Tessier (à droite) a été diagnostiquée d’un cancer en 2014. Photo: Archives Luc Giard

L’Hilairemontaise Johanne Tessier, qui a organisé plusieurs collectes de fonds pour les enfants malades, aura laissé tout un legs à sa fille avant de s’éteindre le 12 avril 2018, soit une maison complètement adaptée pour Karel-Jade Dorion, atteinte de spina bifida, qui se déplace en fauteuil. La famille a eu toutefois un coup de pouce de Chantal Lacroix pour financer la transformation de la maison qui a finalement été retenue comme projet pour l’émission On efface et on recommence.

Mme Tessier, son conjoint Normand Dorion et leur fille avaient toujours vécu en appartement. Depuis des années, il y avait un occupant de plus, soit le chien Mira de Karel-Jade Dorion. Quand la mère de famille a compris qu’elle ne vaincrait pas un cancer incurable des ovaires, elle a voulu s’assurer du bien-être de son mari et de sa fille avant son départ. En utilisant son assurance-vie de son décès, elle a acheté une maison à Marieville. Mais elle ne convenait pas à la réalité de Karel-Jade Dorion. Il fallait notamment mettre au niveau le plancher et abaisser plusieurs choses dans la cuisine pour que la fille de Mme Tessier soit capable de se débrouiller seule et éviter «qu’elle soit placée».

Un soir précédant une opération dont elle n’était pas sûre de s’en sortir, Johanne Tessier a appelé sa bonne amie Chantal Lacroix. Les deux se sont connues en participant à plusieurs téléthons pour la recherche sur les maladies infantiles. «Elle s’est mise à pleurer. C’était vers 9h30 et j’étais en plein souper de famille. Je suis allée la voir.»

Joanne Tessier a montré la maison à Chantal Lacroix et lui a demandé si elle pouvait l’aider. Par la suite, le projet a été retenu pour On efface et on recommence. Les travaux ont été réalisés en 2017, mais l’émission a été télédiffusée dernièrement sur Canal Vie.

L’aide apportée par l’animatrice aura permis à Mme Tessier elle-même de partir l’esprit tranquille, a souligné l’animatrice.

Un entrepreneur d’ici participe
Parmi les entreprises qui ont contribué bénévolement à la conversion de la résidence, on retrouve Construction Rocky Vachon, de Mont-Saint-Hilaire. M. Vachon ne connaissait pas personnellement Mme Tessier, mais il s’est senti interpellé par son histoire. «Plusieurs personnes de mon entourage la connaissait toutefois. Ma mère est aussi décédée il y a plusieurs années d’un cancer. C’est une histoire qui m’a touché et j’ai accepté de mettre ma compagnie à contribution.»

À l’arrivée de M. Vachon et de son employé pour entamer le chantier à la maison de Marieville, Johanne Tessier a lu une lettre émouvante pour les remercier. «Le gars de construction a versé quelques larmes», a admis M. Vachon.

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