19 octobre 2018
Championnats mondiaux de karaté
Une karatéka de Belœil tentera de briller à Dublin
Par: Karine Guillet

Maïka Loisel pratique le karaté depuis quatre ans. Photo: Gracieuseté

En mai dernier, Maïka avait déjà décroché deux médailles d’or en kata libre et extrême et une médaille d’argent en kata armé traditionnel aux championnats canadiens à Ottawa. Photo: Gracieuseté

Déjà championne canadienne en kata extrême et en kata libre (freestyle), la jeune Maïka Loisel représentera le Canada aux championnats mondiaux de karaté de la World Karate commission (WKC), à Dublin, du 27 octobre au 2 novembre.

Maïka Loisel représentera le pays dans la catégorie 10 ans et moins en Kata Extrême, en Kata armé traditionnel, en kata freestyle et en kata armé musical. Il s’agit d’une deuxième participation pour celle qui s’entraîne présentement au Karaté Sunfuki de Belœil. Au championnat mondial, l’an dernier, à Orlando, elle avait terminé troisième en style libre. Elle vise cette fois un titre de championne du monde.

Maïka se dit prête pour la compétition. Selon la jeune athlète, les styles «armé musical» et «extrême» demandent plus de préparation puisque Maïka doit effectuer des pirouettes, se synchroniser et se concentrer sur la musique. «Si tu rates une petite chose, les juges vont le voir et c’est là que tu perds, explique-t-elle. Tu ne peux pas que faire du karaté pour faire du extrême parce qu’à un certain moment, tu n’évolueras plus.»

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en plus de l’entraînement au karaté, la jeune karatéka s’entraîne aussi souvent au crossfit avec son père. Le crossfit aide à l’impulsion, surtout que le karaté extrême en requiert beaucoup. Maïka prend aussi des cours de tricking, un art martial qui combine les acrobaties issues du Taekwondo, de la gymnastique acrobatique, du capoeira (art martial brésilien) et du breakdance.

Beaucoup d’entraînement
Maïka pratique le karaté depuis quatre ans. C’est un peu par hasard qu’elle est tombée dans l’univers du karaté, après une visite dans une école alors que son camp de jour était fermé. Il n’en fallait pas plus pour convaincre la jeune fille de demander à ses parents de s’inscrire. «Ça me fait dépenser mon énergie, dit-elle. Je peux m’amuser, faire des pirouettes. J’aime aussi faire des compétitions.»

Ceinture noire depuis mai, la jeune fille pratique cet art martial à raison de quatre heures de cours par semaine, auxquelles s’ajoutent une ou deux heures de cours privés. Elle accélère la cadence pendant l’été, alors qu’elle s’entraîne entre 20 et 30 heures par semaine.

Elle pratique d’ailleurs depuis janvier une figure nommée cartful, entraînement qu’elle a dû mettre sur la glace afin de se concentrer sur sa préparation aux mondiaux. Mais elle compte bien maîtriser la figure et rêve même de rayonner dans sa discipline sur la scène internationale. «J’aimerais peut-être aller aux Olympiques, mais avant, j’aimerais décrocher le titre de championne du monde plusieurs fois.»

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