21 juillet 2016
Une journée dans la vie d’un missionnaire
Par: Denis Bélanger
France Corriveau et la joueuse Andréanne Leblanc

France Corriveau et la joueuse Andréanne Leblanc

Le match est terminé, il est temps de quitter le gymnase.

Le match est terminé, il est temps de quitter le gymnase.

Les joueuses en pleine discussion.

Les joueuses en pleine discussion.

Tout le monde revoit des derniers détails.

Tout le monde revoit des derniers détails.

France Corriveau (chandail rouge) regarde attentivement le match sur le banc.

France Corriveau (chandail rouge) regarde attentivement le match sur le banc.

Les joueuses sont prêtes pour poursuivre le jeu

Les joueuses sont prêtes pour poursuivre le jeu

On attend!

On attend!

Les entraîneurs donnent les dernières instructions avant le début du match.

Les entraîneurs donnent les dernières instructions avant le début du match.

France Corriveau conserve précieusement les accréditations des joueuses.

France Corriveau conserve précieusement les accréditations des joueuses.

Aux Jeux du Québec, les missionnaires ne sont pas impliqués dans le jeu ni dans l’élaboration de la stratégie. Mais leur apport peut avoir une incidence sur le moral des troupes. France Corriveau remplit ce rôle sans ménagement depuis le début du rendez-vous sportif pour l’équipe de volleyball féminin de Richelieu-Yamaska.

 

Les responsabilités de la résidente de Saint-Hyacinthe sont nombreuses. Elle doit veiller au bon déroulement du transport et de l’accueil à l’hébergement. Pendant les parties, elle conserve précieusement les accréditations des joueuses. Si un athlète se blesse, elle va les conduire au centre de soins pour permettre aux entraîneurs de continuer à gérer le match en cours. Si un pépin se produit, elle doit trouver une solution.

«Au premier jour des compétitions, quelqu’un est parti avec nos lunchs. On avait écrit Richelieu-Yamaska dessus, mais il y a d’autres sports qui sont en action (dans le secteur du Complexe sportif Claude-Robillard). Pour la première journée, il fallait aussi s’ajuster pour le transport en commun alors que ce n’est pas tout le monde qui est habitué de prendre le métro», raconte celle qui a déjà habité à un certain moment dans la Vallée-du-Richelieu.

Les journées sont longues. Elles débutent vers 6h et se terminent aux alentours de minuit. Malgré cet horaire chargé, France Corriveau s’assure d’avoir assez d’énergie en réserve pour encourager les joueuses. Lors du deuxième jour de compétition, la missionnaire était bien active sur le banc au troisième et dernier match de la journée pour envoyer des ondes positives à l’équipe impliquée dans une véritable guerre de tranchées contre le Saguenay-Lac-Saint-Jean. «Je m’assure de crier en même temps que les coachs pour ne pas les déranger.»

Au passage du journaliste, France Corriveau n’avait pas appris le nom de toutes les joueuses par cœur, mais retenait celles qui se démarquaient par leur personnalité. «Juliane, une des deux jumelles de l’équipe, a une personnalité forte. Puis il y a aussi Nadège, qui est rassembleuse et qui aime avoir du plaisir. Je me souviens aussi d’Andréanne, car elle était inscrite en hockey aux Jeux du Québec de Drummondville en 2015.»

Bien que le bloc 1 se termine jeudi, le mandat de Mme Corriveau se poursuit jusqu’aux cérémonies de fermeture. Elle accompagnera les athlètes de volleyball de plage. «Je ne suis pas déçue de faire ce sport au deuxième bloc. C’est bien différent. Ce n’est pas le même terrain ni le même nombre de joueurs.»

La bénévole ne craint pas d’être trop essoufflée d’ici la fin de l’aventure. «Je suis une maniaque de sports. Je joue au hockey-balle et à la balle-molle l’été, et au ballon-balai et au volleyball l’hiver. On garde ainsi la santé.»

 

 

 

 

Ses deuxièmes Jeux
France Corriveau en est à ses deuxièmes Jeux en tant que missionnaire, ayant aussi fait partie de la délégation de Richelieu-Yamaska aux Jeux de Drummondville de 2015. «J’ai vu une annonce dans le journal, j’étais intriguée par ça. Même si au départ je ne savais pas à quoi m’attendre, j’ai bien aimé mon expérience. J’avais accompagné les athlètes de judo et de tennis de table.»

Pour attribuer les sports, la chef de mission demande aux missionnaires de choisir trois sports par bloc, et tente de leur donner au moins un premier choix pour la durée des Jeux. «Pour le premier bloc, moi j’avais établi en tête de liste le volleyball.»

La quinquagénaire ajoute que les Jeux lui permettent de découvrir des sports. «Tu apprends des choses intéressantes alors que tu ne t’y attends pas vraiment», ajoute France Corriveau  qui ne ferme d’ailleurs pas la porte pour répéter l’aventure aux prochains Jeux qui se tiendront à l’hiver 2017  à Alma.

image