26 septembre 2021
Une coalition voit le jour pour la sauvegarde des Montérégiennes
Par: Denis Bélanger

À l’aube des élections municipales, neuf organismes de conservation s’unissent pour créer une coalition afin de faire progresser le dossier de la préservation des collines Montérégiennes, dont fait partie le mont Saint-Hilaire.

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Nature-Action Québec, situé à Belœil, ainsi que le Centre de la Nature du mont Saint-Hilaire sont deux des neuf groupes qui prennent le porte-voix pour relancer les efforts de concertation et accélérer l’élaboration d’un plan régional.

« Il y a plein d’actions locales qui se font, mais pas de plan global. Il y a des organismes qui arrivent à faire des miracles avec les moyens à leur disposition, précise Geneviève Poirier, responsable de l’engagement des communautés du Centre de la Nature du mont Saint-Hilaire. Nous avons la chance d’avoir déjà ici des initiatives et plusieurs partenaires. La situation est différente pour chaque Montérégienne. Il y a un besoin de reconnaissance et de soutien global. Tout le monde va en bénéficier. »

La dégradation des milieux naturels, provoquée entre autres par une hausse élevée de l’achalandage et la croissance du développement des collines Montérégiennes, est très préoccupante selon la coalition. « On se retrouve d’ailleurs avec des usagers indésirables comme des parasites qui font du dommage », souligne le directeur général de Nature-Action Québec, Pascal Bigras.

La formation de cette coalition était sur la planche à dessin depuis un bon moment. La sortie médiatique survient néanmoins quelques semaines après que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ait annoncé la création d’un groupe de travail sur les collines Montérégiennes et d’Oka. L’une des trois principales demandes du regroupement est d’avoir une bonne représentation à ce nouveau comité de travail. « La CMM s’est montrée favorable à cela », ajoute M. Bigras.

Les neuf organismes interpellent aussi les candidats aux élections municipales et fédérales (la sortie a été faite six jours avant le vote du 20 septembre) de s’engager à contribuer pour connecter les Montérégiennes. Cela représente de multiples circonscriptions et 22 municipalités réparties dans neuf MRC et deux agglomérations.

« Notre dernière demande est d’avoir un programme d’aide récurrent pour la conservation, la restauration et la mise en valeur. Une initiative qui pourra être mise en place une fois que les groupes auront chiffré leurs besoins. »

Beaucoup de chemin parcouru

La coalition a bon espoir de réaliser des gains significatifs d’ici 2025 en prenant en considération le travail qui a été accompli jusqu’à maintenant. Pascal Bigras rappelle le dépôt, il y a dix ans, du Diagnostic identifiant les enjeux relatifs à la protection et à la mise en valeur des collines Montérégiennes.

« Ce diagnostic est toujours d’actualité. La nécessité de limiter les usages incompatibles avec la mise en valeur des Montérégiennes demeure et le besoin d’encadrement des interventions au moyen d’une réglementation, de normes, de programmes d’éducation et de mécanismes de concertation est manifeste. »

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