22 mars 2018
Une chicane à 17 000 $
Par: Denis Bélanger
Gavel and Desk

Une chicane entre voisins à Otterburn Park s’est mal terminée alors qu’une dame vient d’être condamnée par la Cour supérieure du Québec à verser un peu plus de 17 000 $ au couple voisin. La dame reconnue coupable aurait notamment jeté des ordures sur le terrain de ses voisins et elle aurait laissé son chien y déféquer sans ramasser les excréments.

Le litige opposait Pierre Dumont et Julie Pelchat à Louise Dubois, voisins depuis 1993. Selon la décision rendue le 2 mars au palais de justice de Saint-Hyacinthe par la juge Suzanne Courchesne, ce sont des arbres sur le terrain de Mme Dubois, situés à proximité de la ligne mitoyenne divisant les deux terrains, qui seraient à l’origine de la chicane.

M. Dumont et Mme Pelchat estimaient que les arbres étaient envahissants. Un arbre mort menaçait de tomber et d’autres perdaient des branches qui tombaient sur le terrain et causaient ainsi certains dommages. Ils avaient demandé en 2011 à Mme Dubois de faire élaguer ses arbres, de manière à ce qu’ils ne nuisent plus à leur propriété, ce qu’elle a refusé. Puis en septembre 2011, à la suite d’une plainte d’un autre voisin, le service d’urbanisme de la ville a ordonné à Mme Dubois de faire abattre trois ormes malades. Elle a finalement fait abattre deux de ces arbres en octobre 2013 et le troisième en 2015.

Et ce serait à partir de 2012 que Mme Dubois aurait adopté un comportement jugé abusif à l’endroit de ses voisins: elle aurait aussi fait jouer de la musique très fort pendant plusieurs heures, parfois même durant son absence, et tenu des propos menaçants à l’endroit de Pierre Dumont et Julie Pelchat. Ces derniers entament finalement des procédures judiciaires, excédés de la situation.

En plus de verser une compensation financière importante à ses voisins, Louise Dubois se voit obligée par la Cour d’élaguer ses arbres et de faire abattre un autre plant. Il lui est aussi interdit d’importuner ni de communiquer avec M. Dumont et Mme Pelchat, sauf par écrit quand c’est nécessaire. Louise Dubois a nié les faits reprochés durant la procédure judiciaire. Aucune des deux parties impliqués dans le litige n’a voulu commenter.

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