17 février 2017
Une boss des gâteaux à McMasterville
Par: Karine Guillet

COMMERCE. Maman de trois enfants le jour, Josianne St-Laurent se transforme en artiste culinaire une fois le soleil couché. Dans son atelier, elle laisse libre cours à son imagination pour créer des gâteaux uniques en leur genre.

Un effluve sucré accueille les clients dès leurs premiers pas dans l’atelier de la pâtissière, niché en plein cœur de McMasterville. De part et d’autre du local, faux desserts, cupcakes et décorations mangeables ornent la pièce tandis que sur un chariot près du four, des gâteaux reposent encore dans leur moule.

«On me dit toujours que ça sent sucré ici, mais moi, je ne le sens plus», s’exclame Mme Saint-Laurent, propriétaire et seule artisane derrière la pâtisserie Simplement St-Laurent.

La McMastervilloise ne manque pas d’ingéniosité. Parmi ses réalisations figurent une réplique du Trône de fer, un Mickey Mouse trois dimensions et le Falcon Millenium de Hans Solo. Elle a même déjà créé un gâteau Angry Birds avec lequel le fêté pouvait littéralement jouer. Le plus beau de la chose, c’est que presque tout est comestible.

Les clients qui font affaire avec la pâtissière sont d’abord plus intéressés par l’aspect visuel que par le gâteau lui-même. Mme St-Laurent souligne toutefois que le goût doit aussi être présent afin de fidéliser la clientèle. La plupart des clients laissent une grande liberté de création à la propriétaire qui créé des œuvres comestibles à partir des lignes directrices, des goûts et des intérêts de ses clients.

Même si les œuvres en trois dimensions ne manquent pas d’épater, surtout lorsqu’il y a une impression de mouvement, la pâtissière se passionne néanmoins pour les petits détails.

«J’aime mieux faire un gâteau avec plein de petits détails qu’un gros gâteau trois dimensions. Quelque chose de petit, de délicat, comme des diadèmes […] ce qui prend de la patience, j’aime ça.»

Autodidacte

La McMastervilloise s’est lancée dans cette aventure un peu par hasard, d’abord pour décorer les gâteaux d’anniversaire de ses enfants. Il n’en fallait pas plus pour lui donner la piqûre. Passionnée par le sujet, elle a appris son art sur le web, à travers forums, vidéos et des émissions culinaires spécialisées. «Les gens sont surpris, mais j’ai toujours été autodidacte», explique l’artiste.

Si le dessert de base peut se terminer en quatre ou cinq heures, elle peut facilement passer une vingtaine d’heures pour décorer les plus grosses pièces. Entre les gâteaux et les enfants, elle trouve encore le temps de donner des cours. La pâtissière songe d’ailleurs à avoir pignon sur rue.

Quand on lui demande comment elle conjugue sa vie familiale à sa passion sucrée, elle répond d’emblée qu’elle ne dort pas. Malgré le temps que lui demande son emploi du temps, elle ne craint pas l’épuisement.

«Je pense que c’est une question d’attitude. Je ne suis pas obligée de faire ça, je le fais parce que j’aime ça.»

À la une du magazine Véro

Le gâteau au look vintage qui trône sur la page couverture du numéro anniversaire du magazine Véro est aussi une œuvre de Josianne St-Laurent. L’œuvre a d’ailleurs été entièrement peinte à la main, à l’aérographe.  

Mme St-Laurent a également réalisé plusieurs gâteaux pour les enfants du couple Véronique Cloutier- Louis Morissette, dont un gâteau de princesses de sept étages –dont trois comestibles- qui fait sa fierté. Elle a aussi notamment créé une coupe Stanley à l’échelle pour le garçon du couple

«Tous les gâteaux de Véronique ont au moins trois étages, ça donne un beau résultat. J’ai l’impression que je peux montrer aux gens tout ce que je suis capable de faire.»

Elle a d’abord rencontré la vedette grâce à la chef Geneviève Everell, de Sushi à la maison, qui lui a demandé de faire un gâteau orné de sushis pour la fête de Louis Morissette. «J’ai décidé d’écrire à Véronique pour me présenter et lui dire que j’avais fait le gâteau qu’elle avait mangé. Elle m’a réécrit deux semaines plus tard, parce qu’elle lit pratiquement tous ses messages», raconte-t-elle.

image