12 septembre 2017
Une association citoyenne veut freiner deux règlements
Par: Denis Bélanger
Vue aérienne de la zone A-16 et des environs. Photo: Gracieuseté.

L’Association des citoyens de Mont-Saint-Hilaire (ACMSH) veut bloquer l’adoption de deux projets de règlement s’inscrivant dans la refonte du plan d’urbanisme durable (PUB). Le regroupement a lancé notamment une campagne sur les médias sociaux pour inviter les gens à signer le registre cette semaine.

Les règlements visés sont ceux sur le lotissement (1232) et le zonage (1235). Les citoyens pourront signer le registre mercredi (13 septembre) et jeudi (14) à l’hôtel de ville, entre 9h et 19h. Pour forcer la tenue d’un référendum, le nombre de signatures requis est de 1479 pour chacun des règlements, selon les avis publics de la municipalité publiés à cet effet.

L’ACMSH se dit contre certaines orientations et éléments centraux du PUD, qui mettent l’accent sur la construction résidentielle à grande échelle dans les derniers espaces verts non bâtis de la municipalité. «Nous souhaitons que la Ville, dans son PUD et ses règlements d’application, priorise la qualité de vie des citoyens et qu’elle respecte notre droit de vivre dans un milieu de vie sain et respecte notre choix de préserver les derniers éléments champêtres et naturels de notre ville», peut-on lire sur les diverses tribunes virtuelles du regroupement.

Le maire Corriveau se questionne
De son côté, le maire Yves Corriveau tient d’abord à rectifier certains faits. «Il est faux de prétendre qu’on veut développer dans les derniers espaces verts. Dans la zone A-16, nous avons deux boisés protégés et le développement résidentiel est gelé pour trois zones (A-16, H111, H114). Je me demande pourquoi ça survient maintenant, à l’approche du déclenchement de la campagne électorale? Nous en avions pourtant discuté pendant plusieurs semaines.»

M. Corriveau estime que le blocage des deux projets lois correspond à une opposition du gel du développement résidentiel sur les trois zones névralgiques préoccupant les citoyens. «C’est sûr que s’il y a tenue d’un référendum, nous allons perdre une étape. Ma plus grande crainte a toujours été que la MRC de la Vallée-du-Richelieu adopte notre PUD à notre place avec une densité de 21 unités par hectare. Quand quelqu’un fait quelque chose à votre place, ça ne veut pas dire qu’il va le faire comme vous le souhaitiez.»

Notons que l’ACMSH a l’un de ses représentants, Louis Toner, qui siège au comité de suivi sur l’avenir de la zone A-16 (CAZA-16), dont les travaux ont été mis en pause pour la période électorale.

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