15 avril 2016
Un titre canadien pour Jessie-Jayne Ouellet
Par: Denis Bélanger
Jessie-Jayne Ouellet  est fière de sa victoire.

Jessie-Jayne Ouellet est fière de sa victoire.

On comprend mieux pourquoi la boxeuse de 16 ans de Saint-Basile-le-Grand, Jessie-Jayne Ouellet, a hérité son surnom du tank. À l’instar d’un char d’assaut, elle continue d’avancer malgré les chemins rocailleux. Elle a maintenant en poche un titre de championne canadienne pour prouver sa résilience.

essie-Jayne a décroché l’or dans la catégorie Junior, chez les 60 kg, en battant en finale Brenda Delisle. Le sentiment de fierté était évident dans sa voix. «Je n’avais pas de doute à la fin du combat. Je me suis entraînée fort et à chaque jour pour ça.»  

Avec cette victoire, tout devient maintenant possible. Dans son coin, on commence déjà à penser aux Jeux olympiques de 2020. «Jessie est l’une des plus belles boxeuses sur le plan technique qu’il peut y avoir», affirme son entraîneur et père, Denis Bélanger.

«Je veux prouver à le tout monde que je suis capable. J’étais intimidée quand j’étais petite et on me disait que je n’étais bonne à rien», ajoute d’un ton déterminé celle qui s’entraîne à l’Académie Impak MMA de Saint-Mathieu-de-Belœil.

Jessie-Jayne a raison d’être fière, car elle revient de loin. L’an dernier, elle avait remporté l’argent aux championnats canadiens. Dans une entrevue accordée à la suite de cette compétition, elle n’affichait pas la même confiance, ayant le regard fuyant, signe d’une blessure qui n’était peut-être pas tout à fait guérie. Il faut dire qu’à son combat ayant précédé les championnats canadiens de 2015,  elle a eu un blocage. Le duel avait été arrêté au premier assaut, car elle ne voulait plus continuer. Ces jours semblent maintenant loin derrière elle.

Des sources d’inspiration
Jessie-Jayne Ouellet doit sa motivation à plusieurs personnes. Il y a d’abord son modèle, Ariane Fortin, qu’elle a eu l’occasion de rencontrer. Ariane  s’est qualifiée  dernièrement pour les Jeux de Rio, quatre ans après été avoir été infructueuse dans sa tentative de participer aux Jeux de Londres. «Ça été une source de motivation supplémentaire pour Jessie, renchérit M. Bélanger. Nous avions d’ailleurs été voir la psychologue d’Ariane (après le blocage de Jessie-Jayne).»

Jessie-Jayne estime devoir également une fière chandelle aux jeunes boxeuses «talentueuses» qui l’ont supportée durant les entraînements. «Elles m’ont encouragée tout le temps, même quand j’étais découragée», admet la boxeuse qui remontera dans le ring à la fin mai pour la Coupe Imperium.

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