7 mai 2015
Un surplus record pour la Régie de police
Par: L'Oeil Régional
Le surplus de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent s'élève à 2 097 695$ pour l'année financière 2014.

Le surplus de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent s'élève à 2 097 695$ pour l'année financière 2014.

FINANCES. La Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent (RIPRSL) a terminé son année financière 2014 avec un surplus d’un peu plus de 2 M$. Un chiffre record dans l’histoire de l’organisation policière.

Le surplus accumulé grimpe maintenant à 3,1 M$ sur un budget de 38 M$. En 2013, la RIPRSL a compté sur un excédent de près de 385 000$ et un surplus accumulé de 1 011 009$.

Si les montants en 2014 paraissent importants, la présidente de la Régie de police et mairesse de Contrecoeur, Suzanne Dansereau, demeure prudente en raison de la scission à venir du corps policier. «Comment ça va finir? On ne finira certainement pas plus riche. Je pense que c’est juste être sage d’avoir des sous et de les conserver pour ces débats (sur la scission).»

Le surplus représente aussi un coussin, estime Mme Dansereau, afin de faire face à certains imprévus et permet de stabiliser la quote-part des municipalités.

Régime de retraite  

Une partie du surplus s’explique par les modifications apportées sur la santé financière des caisses de retraite avec le projet de loi 15 (anciennement le projet de loi 3). La RIPRSL estime avoir économisé environ 1,3 M$ avec les régimes de retraite.  

Le président de la Fraternité des policiers Richelieu-Saint-Laurent, Jacques Desrosiers, pointe plutôt du doigt le manque d’investissements pour la formation des policiers, l’achat d’équipements et pour améliorer le service à la population. «C’est avec les coûts courants où la Régie fait des économies.»

Il ne croit pas non plus à une hausse des coûts avec la scission du corps policier.  «Chambly va quitter avec son pourcentage d’employés, de matériel et d’équipements. Je ne vois pas où ça va coûter plus cher à la Régie. Il va avoir moins de monde, moins d’équipements.»

Plus ou moins de contraventions?  

Selon l’exercice financier, l’organisation a empoché l’an dernier pour 5,017 M$ en amendes et pénalités émises, contrairement à 5,2 M$ en 2013.

Avec l’imposition d’un quota, M. Desrosiers demeure toutefois convaincu que le nombre de constats d’infraction a augmenté et que cela a contribué au surplus de la RIPRSL. Depuis l’été 2014, les agents affectés à la circulation doivent émettre 1,3 billet à l’heure.

Pour Mme Dansereau, le surplus ne remet pas en question les quotas de contraventions. «C’est une prestation minimale de travail. On leur demande un minimum de prestation. Donc, je pense qu’on va le maintenir.»

 

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