8 mai 2019
Le comité de travail fait le point sur les travaux
Un statut particulier pour la zone A-16 dans la mire
Par: Denis Bélanger

Christian Charron et Hugo Mimee ont tenu un point de presse sur les travaux du comité en présence de deux membres citoyens du CAZA-16. Photo Denis Bélanger | L’Œil Régional ©

Le Comité de l’avenir de la zone A-16 (CAZA-16) planche sur l’élaboration d’un scénario hybride qui comporterait de la préservation et mise en valeur du territoire, mais aussi du développement résidentiel. Si le projet obtient l’aval de la MRC de la Vallée-du-Richelieu, les membres du comité étudieront tout de même d’autres avenues.

Le comité a continué à tenir des réunions régulièrement : 41 rencontres ont été tenues depuis la mise sur pied du groupe de travail en janvier. En plus d’avoir discuté avec 11 groupes d’invités, le CAZA-16 a lancé l’an denier une étude sur les paysages culturels patrimoniaux et une autre sur la circulation. Rappelons que le dossier A-16 préoccupe bien des citoyens alors qu’il y a des terrains vacants dans le secteur du chemin de la Montagne qui sont zonés résidentiels. Les normes de densités exigées par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) fixent un seuil de 21 unités de logement à l’hectare. Il reste dans le coin une vingtaine d’hectares à développer. La Ville a gelé tout développement résidentiel le temps d’étudier toutes les avenues et ainsi créé le CAZA-16.

Un statut particulier
Le scénario hybride s’articule autour de l’attribution par la MRC d’un statut particulier, lequel est prévu dans des documents complémentaires. « Parmi les bases qu’on utilise pour demander un tel statut, on retrouve les paysages exceptionnels, l’héritage et le patrimoine culturel, le patrimoine bâti, le caractère champêtre du chemin de la Montagne et la sauvegarde d’un patrimoine lié à la pomiculture en milieu urbain », explique le coordonnateur du comité, Hugo Mimee. Ce dernier a fourni très peu de détails sur le concept de cette solution car la demande doit être approuvée par les élus de la Ville et de la MRC. Le développement dans le secteur serait de plus encadré par un plan particulier d’urbanisme. « Il n’y a jamais été question de construire 600 condos, ajoute M. Mimee. Il y aurait un mix acquisition et développement. Si c’est accepté, ça ne sera pas une fin, ça va devenir une base pour le travail à finir. »

Les prochaines réunions serviront à étudier le scénario d’acquisition entière des terrains vacants par la Ville ainsi que celui du zéro acquisition. Hugo Mimee estime que les travaux devraient se terminer d’ici la fin de l’année pour que la Ville puisse tenir des consultations publiques et présenter possiblement trois scénarios pour l’avenir de la zone A-16. Les citoyens auront la possibilité d’échanger avec des membres du CAZA-16, le 29 mai, à l’occasion d’une soirée d’échanges au Café du passeur.

Échange de seuil de densité
Notons que le CAZA-16 a aussi pour mandat d’exclure les zones H-111 et H-114 des normes de haute densité dans le secteur du chemin Ozias-Leduc. Des réserves foncières ont été imposées pour geler également tout développement. L’une des options étudiées est la régionalisation de la densité qui permettrait aux villes de s’échanger des seuils pour répondre aux exigences de densification de la Communauté métropolitaine de Montréal.

L’autre solution est le transfert de densité à l’intérieur de la municipalité d’une zone hors-TOD, comme A-16, à une zone TOD, comme le quartier de la gare. Au départ, les gens du comité ne croyaient pas que le transfert entre zones différentes était possible. « Il y a eu des discussions entre diverses instances voulant que ce serait possible d’avoir ce type de compensation, considérant qu’on a toutes les infrastructures en place, souligne le directeur par intérim du service de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Christian Charron. Nous pourrions venir densifier davantage dans les zones urbaines plus peuplées afin d’alléguer d’autres zones. »

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