10 juin 2020
Belœil–Mont-Saint-Hilaire : une montagne, une rivière d’Anne-Marie Charuest
Un siècle de notre histoire en photos
Par: Olivier Dénommée
Archiviste belœilloise d’adoption, Anne- Marie Charuest a consacré une année à compiler 200 photos qui racontent l’histoire et le quotidien de la région de 1860 à 1960 dans son livre Belœil–Mont- Saint-Hilaire : une montagne, une rivière. Photo Vicky Metayer

Archiviste belœilloise d’adoption, Anne- Marie Charuest a consacré une année à compiler 200 photos qui racontent l’histoire et le quotidien de la région de 1860 à 1960 dans son livre Belœil–Mont- Saint-Hilaire : une montagne, une rivière. Photo Vicky Metayer

Sur cette photo qu’on retrouve dans le livre, on reconnaît l’artisan-menuisier Lévis Fournier et Marguerite Desrosiers, beaux-parents de l’auteure, lors de leur voyage de noces dans la région en 1958, quelques années avant que le couple s’installe à Belœil en 1966. Ils sont malheureusement tous deux décédés en 2018.
Photo gracieuseté de la famille Fournier

Sur cette photo qu’on retrouve dans le livre, on reconnaît l’artisan-menuisier Lévis Fournier et Marguerite Desrosiers, beaux-parents de l’auteure, lors de leur voyage de noces dans la région en 1958, quelques années avant que le couple s’installe à Belœil en 1966. Ils sont malheureusement tous deux décédés en 2018. Photo gracieuseté de la famille Fournier

Archiviste résidant à Belœil depuis une trentaine d’années, Anne-Marie Charuest s’est penchée ces dernières années sur des archives photographiques de la région datant de 1860 à 1960. Elle a choisi environ 200 « petits trésors » de Belœil et de Mont- Saint-Hilaire et les a regroupés dans le livre Belœil–Mont-Saint-Hilaire : une montagne, une rivière, publié aux éditions GID.

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Véritable passionnée d’histoire, Anne-Marie Charuest a été impliquée à la Société d’histoire de Belœil–Mont-Saint-Hilaire et au Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe avant de compléter une maîtrise en archivistique. C’est à ce moment, en 2018, que les éditions GID l’ont approchée pour lui proposer de travailler sur ce sujet. « Cette offre me venait du ciel! Et pour moi, choisir 200 photos, c’était me limiter tellement il y en avait », mentionne-t-elle en entrevue téléphonique.
Cela ne lui aura pris qu’un an pour réaliser ce projet, elle qui a pu profiter d’une impressionnante quantité de photos d’archives, dont plusieurs tirées d’albums familiaux qui ont été ensuite légués aux
sociétés d’histoire de la région. « C’est assez surprenant de constater que beaucoup de gens ont conservé aussi longtemps leurs albums de photos. Mais déjà en 1870, au Séminaire de Saint-Hyacinthe, la photographie était enseignée. Ça a certainement donné un élan à l’intérêt pour la photo dans la région », remarque Mme Charuest, qui précise que le curé Amédée Guillet, lui-même un ancien du Séminaire, a énormément contribué aux archives photographiques de Belœil dans les années 1930. « Il ne le savait pas, mais il nous laissait des morceaux d’histoire en prenant toutes ces photos! » Le peintre et photographe Louis-Philippe Martin a lui aussi pris des photos qui sont « de véritables œuvres d’art », soutient-elle.

L’histoire d’une région
Selon Mme Charuest, les photos d’archives qui se retrouvent dans Belœil–Mont-Saint- Hilaire : une montagne, une rivière permettent de découvrir « la beauté des paysages et des gens [ordinaires] » de la région et d’en savoir plus sur l’histoire et le quotidien de nos ancêtres. Le livre s’adresse avant tout aux gens de la région élargie qui ont envie d’en savoir plus sur leur propre histoire, mais l’auteure a découvert avec plaisir que plusieurs ont été profondément touchés par celui-ci. « On l’a dit souvent, mais une image vaut 1000 mots, et ces photos parlent beaucoup! Je me suis rendu compte que le livre venait chercher les gens de façon autant individuelle que collective. Je pense avoir réussi à publier un livre rassembleur et réconfortant », poursuit Anne-Marie Charuest.
Malheureusement, le livre est paru en février, juste avant que la crise de la COVID- 19 ne frappe de plein fouet le Québec. Le lancement qui devait avoir lieu le 5 avril a été sans surprise annulé, mais Mme Charuest propose de compenser en dédicaçant un exemplaire de son livre pour ceux qui le demandent et qui lui en commandent une copie via son adresse amcharuest@gmail. com. Sinon, Belœil–Mont-Saint-Hilaire : une
montagne, une rivière est aussi en vente sur le site des Éditions GID et en librairie.

À venir
Un autre livre signé Anne-Marie Charuest verra aussi le jour dans les prochains mois : en collaboration avec l’historien Georges Aubin, elle s’est intéressée aux correspon- dances de Rosalie Dessaulles Laframboise, descendante des familles Papineau et Dessaulles et épouse de l’homme politique maskoutain Maurice Laframboise, et son fils Louis qui vivait à Ottawa, sur une période de 29 ans. Mes bavardages : lettres à mon fils Louis 1876-1905 devrait paraître au courant de l’été. « Ce livre s’adresse davantage à la population de Saint-Hyacinthe, mais il permet de découvrir l’histoire de Saint- Hyacinthe à travers la plume de Rosalie », estime-t-elle.

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