12 août 2016
Un sculpteur sauve trois arbres atteints de l’agrile du frêne
Par: L'Oeil Régional
Le sculpteur a commencé son projet la semaine dernière.

Le sculpteur a commencé son projet la semaine dernière.

Voici un croquis des sculptures qui seront réalisées.

Voici un croquis des sculptures qui seront réalisées.

L'artiste Daniel-Vincent Bernard devant les trois arbres avec lesquels il travaillera.

L'artiste Daniel-Vincent Bernard devant les trois arbres avec lesquels il travaillera.

Le projet de l’artiste Daniel-Vincent Bernard de transformer des arbres atteints de l’agrile du frêne en œuvre d’art commence à voir le jour. La Ville d’Otterburn Park a accepté que trois arbres du parc des Perdrix soient transformés en sculpture.

Depuis la semaine dernière, le sculpteur d’Otterburn Park planche sur la réalisation de ses trois œuvres d’art qui auront une allure de colonnes grecques.

Une partie du travail se fera en atelier pour créer la forme des «chapiteaux», c’est-à-dire la tête des colonnes. «Les arbres ne sont pas très, très gros. Il faut donc leur donner un peu de corps», explique Daniel-Vincent Bernard

Les arbres (deux frênes et un orme) ont été élagués le 4 août. Les arbres ont une hauteur allant de 18 à 22 pieds. Le travail devrait être complété d’ici la fin du mois. 

L’artiste n’en est pas à ses premières œuvres sculptées dans les arbres morts. En 2006, il a réalisé trois totems à la résidence du fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, avec des arbres condamnés sur le terrain de l’homme d’affaires, à Saint-Bruno-de-Montarville.

Un outil éducatif   

Inquiet de la survie des frênes touchés par l’agrile (un insecte venu d’Asie), l’artiste de la région souhaite sauver ces arbres malades, sans les déraciner. Selon lui, il est possible de faire «des choses magnifiques» avec un arbre mort, mais qui est encore en bon état.

Au printemps, M. Bernard avait soumis son projet à la Ville. «Moi, j’avais proposé cinq arbres, mais faute de budget, ils en ont pris seulement trois», raconte l’artiste.

Le projet de Daniel-Vincent Bernard représente un outil intéressant pour valoriser le bois par l’art, estime la Ville.

«Le fait que les arbres soient situés dans un parc fréquenté majoritairement par de jeunes enfants est également intéressant, car ces sculptures deviendront un outil éducatif pour sensibiliser les jeunes à la problématique de l’agrile [du frêne] et aux conséquences environnementales par le biais de l’art», soutient la porte-parole de la municipalité, Jenifer Brault.

La Ville étudie la possibilité  d’utiliser des codes «QR» (un type de code-barre pour téléphone intelligent) pour relater l’écologie des frênes.

Le coût de l’investissement sera connu à l’adoption de la résolution à la prochaine séance du conseil municipal, le 29 août. On parle de quelques milliers de dollars.

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