7 octobre 2016
Un salon pour les aidants naturels
Par: Denis Bélanger
Sylvie Grimard et André Brochu devant les couleurs officielles du Salon des Aidants.

Sylvie Grimard et André Brochu devant les couleurs officielles du Salon des Aidants.

Les nombreuses personnes qui s’occupent d’un proche malade ou en perte d’autonomie ont souvent de la difficulté à repérer les services disponibles. Ils pourront être renseignés sur l’offre dans la région grâce à la tenue du tout premier Salon des Aidants de la Montérégie-Est qui se déroulera les 10 et 11 novembre aux Galeries St-Hyacinthe.

«Quand l’aidant devient aidant, sa première préoccupation est de subvenir immédiatement aux besoins de la personne malade. Souvent, le réseau n’aide pas vraiment les aidants naturels à trouver les services», déclare Sylvie Grimard, directrice générale du Centre de Soutien et de Services Aidants/Aînés et membre du comité organisateur du salon.

Le Salon veut aussi aider les aidants à réaliser l’importance des gestes qu’ils posent. Certains aidants ignorent même qu’ils sont justement des aidants. «Ma conjointe s’occupe de sa mère qui est rendue à 91 ans, qui est encore en pleine santé. Chaque semaine, elle va faire son épicerie avec elle, ainsi que quelques commissions. C’est un exemple d’aide qu’on ne se rend pas compte», renchérit de son côté André Brochu, directeur général des Galeries St-Hyacinthe.

Une vingtaine d’exposants ont déjà confirmé leur présence à l’événement et le comité organisateur aimerait bien se rendre jusqu’à 30. Les visiteurs retrouveront notamment sur le plancher des organisations offrant des services de transport, de ménage et de gardiennage.

Plusieurs conférences seront également au menu. Il y aura une présentation sur l’importance d’un service d’alerte médicale ainsi que sur l’accompagnement d’une personne atteinte d’Alzheimer. Le comité organisateur diffusera de plus le documentaire <@Ri>Partenaire invisible<@$p>, projection suivie d’un panel de discussion. Une personnalité publique, dont l’identité sera révélée plus tard, livrera également un témoignage sur son expérience d’aidant.

Sylvie Grimard ajoute que sans les aidants naturels, le taux de personnes placées en hébergement de longue durée serait beaucoup plus élevé. «Les coûts associés à l’hébergement sont excessivement chers, soit plus de 60 000$ par année. Quand on garde la personne à la maison, ça peut varier de 10 000$ à 15 000$ annuellement. Il y a aussi la proximité. La personne malade va moins se dégrader en raison du fait qu’elle est dans son milieu de vie avec sa famille», ajoute Mme Grimard, elle-même aidante naturelle pour son père et son fils.

Notons que le Salon s’inscrit dans le cadre de la Semaine  nationale des Aidants qui sera soulignée du 6 au 12 novembre.

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