24 janvier 2017
Un résident de Beloeil dans une téléréalité à saveur historique
Par: Karine Guillet
Martin Hughes est l'un des participants de la télésérie le Lot du Diable, à Historia.

Martin Hughes est l'un des participants de la télésérie le Lot du Diable, à Historia.

DIVERTISSEMENT. Martin Hughes a traversé beaucoup d’épreuves dans sa vie. La dernière le plonge directement dans un retour dans le passé, alors qu’il joue les colons des années 1930 avec la téléréalité Le lot du diable, sur les ondes d’Historia.

Produite par Zone3, la téléréalité recrée l’environnement de colons partis peupler l’Abitibi durant la grande dépression. En équipe de quatre, les participants doivent survivre avec les moyens de l’époque, sans eau potable ni électricité. Passionné d’histoire, c’est d’abord le goût de l’aventure qui a attiré Martin.

«Ce n’était pas un concept ordinaire. Je n’aurais pas appliqué sur une émission comme Occupation double, explique Martin. Pour moi, c’était plus un défi personnel.»

Le Beloeillois a été sélectionné parmi 2000 candidats pour participer à l’aventure.  Martin a encaissé plusieurs coups durs cette année. En plus d’un incendie qui a ravagé son logement en mars dernier, il a également dû composer avec la maladie, alors que sa mère était atteinte d’un cancer en phase terminale et que sa sœur, la chanteuse Lulu Hughes, livrait bataille au cancer du sein.

Avant de partir, Martin a demandé la bénédiction de sa mère. Elle n’aura toutefois jamais vu les émissions.

«Il y a beaucoup de résilience là-dedans. J’ai appris que des coups dans la vie, tout le monde en a. Ce n’est pas en s’apitoyant [qu’on avance], c’est en se relevant et en allant chercher le positif qu’il y a là-dedans, si positif il y a. Mais le fait d’être là-bas et d’avoir ce défi à relever, ça m’a aidé à déconnecter, à faire autre chose. En ayant l’approbation de ma mère, c’était une manière de boucler la boucle.»

Dans son élément

Menuisier de formation et ancien travailleur dans une pourvoirie dans le coin du réservoir Gouin, Martin s’est tout de suite senti dans son élément au sein de sa colonie. Le plus dur, dit-il, a été d’apprendre à vivre tout d’un coup avec trois inconnus, sans savoir ce qui l’attendait. Caméléon, il a toutefois rapidement réussi à s’intégrer au groupe.

Père de trois enfants, Martin dit également s’être beaucoup ennuyé de sa marmaille. «Mon plus gros défi a été de ne pas voir mes enfants pendant tout ce temps-là. Le reste, c’est superficiel. Mais quand je ne vois pas mes enfants, c’est comme s’il y avait un vide», témoigne-t-il.

À la fin de l’aventure, un seul candidat repartira avec un prix de 100 000$. S’il l’emporte, le concurrent aimerait payer quelques dettes et faire un don à une maison de thérapie (il est lui-même un ancien alcoolique et toxicomane). Il aimerait également faire découvrir l’Irlande et l’Italie, les pays de ses ancêtres, à ses enfants. 

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