6 avril 2018
Convention des artisans de la musique
Un rendez-vous orchestré par Samuel Robert
Par: Olivier Dénommée
Samuel Robert de Mont-Saint-Hilaire finance de sa poche la première édition de la Convention des artisans de la musique. Après avoir bouclé les inscriptions des 200 artistes et groupes musicaux qui auront un kiosque, son plus grand défi est maintenant de convaincre les joueurs de l'industrie de se joindre à l'aventure.
Photo: Robert Gosselin

Samuel Robert de Mont-Saint-Hilaire finance de sa poche la première édition de la Convention des artisans de la musique. Après avoir bouclé les inscriptions des 200 artistes et groupes musicaux qui auront un kiosque, son plus grand défi est maintenant de convaincre les joueurs de l'industrie de se joindre à l'aventure. Photo: Robert Gosselin

L’auteur-compositeur hilairemontais Samuel Robert n’a jamais digéré d’entendre un chroniqueur dire à la télé qu’il fallait être fou pour encore payer pour de la musique. C’est là qu’il a eu la conviction qu’il devait créer la Convention des artisans de la musique (CAM) afin de recréer un lien entre les créateurs, l’industrie et surtout le public. La première convention est prévue en mai à Saint-Hyacinthe.

«La CAM, c’est un hybride entre un salon et un marché public», illustre le fondateur, insistant sur le fait qu’une convention de ce genre n’existait pas encore à l’échelle québécoise.
Dès sa première édition, prévue les samedi 26 et dimanche 27 mai au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe, la convention accueillera 200 artistes et des dizaines d’entreprises liées de près ou de loin à l’industrie de la musique, incluant des studios d’enregistrement, des maisons de disques, des luthiers, des producteurs de vinyles, des sérigraphes, des kinésiologues, voire des tatoueurs et des microbrasseries.
Samuel Robert a aussi fait appel à trois porte-parole pour promouvoir l’événement: Jessy Fuchs (fondateur de Slam Disques et membre de Rouge Pompier), Vincent Peake (membre de plusieurs groupes, incluant Groovy Aardvark, Grimskunk et Floating Widget) et Tanya Beaumont (directrice de la programmation musicale à CKRL et présidente de l’ARCQ). Vincent Peake est lui-même originaire de Belœil et s’est montré très enthousiaste face au projet de la CAM, qui met les créateurs de l’avant. «Le Québec est un des endroits les plus créatifs au monde. Les artistes savent qu’ils ne pourront probablement jamais vivre de leur art, et pourtant ils continuent quand même!», a-t-il commenté.

Rencontres humaines
Samuel Robert est persuadé de combler un besoin avec cette convention qu’il espère voir devenir une tradition en remettant de l’avant le côté «humain» de la musique, en allant voir les créateurs de musique «à la source». Il fait d’ailleurs le pari que de rencontrer en personne les artistes donnera envie d’acheter leurs produits et de les voir en spectacle, et permettra de créer de nouvelles amitiés en plus de faire de belles découvertes musicales. «Moi-même, je ne pensais pas découvrir autant de bonne musique québécoise dans la dernière année», admet Samuel Robert, qui s’est dit « très surpris » par la grande qualité de la musique faite ici, surtout avec le peu de moyens dont disposent généralement les artistes indépendants.
Pour cette première édition, les 26 et 27 mai, on attend de 3000 à 5000 visiteurs au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe. Le coût d’entrée est de 20 $ par personne (gratuit pour les moins de 11 ans), mais il donne droit à un coupon échangeable contre un album ou un produit à un des nombreux kiosques présents. «L’idée, c’est que personne ne reparte les mains vides», précise le fondateur. Pour plus de détails sur la convention: camquebec.ca.

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