26 juin 2019
Lui, moi, le chemin de Murielle Guillet
Un récit de fragilité, de force, de résilience et d’espoir
Par: Olivier Dénommée
Une activité de lancement pour le livre Lui, moi, le chemin de Murielle Guillet a été organisée au Pavillon Jordi-Bonet de Mont-Saint-Hilaire le 17 mai dernier. 
Photo Annie Beauregard | L’Œil Régional ©

Une activité de lancement pour le livre Lui, moi, le chemin de Murielle Guillet a été organisée au Pavillon Jordi-Bonet de Mont-Saint-Hilaire le 17 mai dernier. Photo Annie Beauregard | L’Œil Régional ©

La vie de l’Hilairemontaise Murielle Guillet est tout sauf commune, elle qui a surmonté de nombreuses embûches au fil des années. Ces moments difficiles l’ont finalement convaincue d’écrire un premier livre, Lui, moi, le chemin, qui relate son histoire.

Rencontrée dans un café de Mont-Saint-Hilaire, Murielle Guillet raconte sans tabou sa propre histoire. « Après mon divorce, j’ai eu la garde de mon fils Patrick jusqu’à l’âge de 17 ans, où il a décidé d’aller vivre chez son père. Puis il m’a appelé le 17 mars 1987 pour me dire qu’il voulait maintenant revenir à la maison. On s’est donné rendez-vous le lendemain pour en parler… La rencontre n’a jamais eu lieu, il s’est enlevé la vie pendant la nuit », raconte Mme Guillet.
En plus de ce suicide, Mme Guillet a eu à faire face à d’autres épreuves dans les mois suivants. Étant en arrêt de travail à cause d’une opération qui avait mal tourné, elle a reçu une lettre de congédiement de l’hôpital Charles-Le Moyne où elle était technicienne en cardiologie. Elle a mis de côté son deuil pour se battre devant les tribunaux pour récupérer son emploi et pour obtenir compensation pour l’erreur médicale qu’elle a subie. Mais cela l’a rattrapée en 1999, où elle a été frappée d’une dépression majeure et d’idées suicidaires.

Un éveil
Murielle Guillet a pris une retraite anticipée pour enfin prendre soin d’elle. Cela l’a amenée à suivre des ateliers d’écriture, dont un qui l’a particulièrement marquée. « J’ai suivi un atelier sur le thème du printemps et sur ce que cela éveille en nous. Dans cet atelier, j’ai entendu “Le printemps” de Vivaldi et ça m’a rappelé que quand Patrick avait 9 ans, il avait fait jouer cette pièce, ma préférée, pour me dire sur un ton solennel que s’il lui arrivait quelque chose, il souhaitait que ses funérailles se passent à Belœil. Ça a été un éveil pour moi et c’est là que j’ai su que je devais raconter l’histoire de Patrick, la mienne et le chemin que j’ai parcouru depuis son départ », explique celle qui a pris la dernière année pour écrire Lui, moi, le chemin.
« Quand j’ai commencé à écrire, j’avais de la difficulté à trouver les mots. Jusqu’à ce que je revive cette nuit où Patrick s’est enlevé la vie avec d’autres yeux. Avant, je la voyais comme une nuit d’horreur; maintenant, je la vois comme si j’avais accompagné mon fils avec mon cœur », poursuit, sereine, Mme Guillet.
Dans son premier livre, l’auteure raconte le parcours tortueux par lequel elle est passée après le décès de son enfant et espère que cela en aidera d’autres à faire la paix après un deuil. « Mon livre décrit ma fragilité après les événements, ma force et mon courage de continuer malgré tout. Et beaucoup, beaucoup d’espoir. Les départs sont là pour nous apprendre des chemins d’expérience et de résilience et je pense que ceux qui partent restent proches de nous dans nos cœurs. J’avais envie de partager ce message aux gens », conclut Mme Guillet, qui ne ferme pas la porte à un nouveau livre.
Lui, moi, le chemin est notamment en vente au Buropro Citation de Belœil, où Murielle Guillet sera en séance de signatures le 29 juin de 13 h à 15 h, et sur Amazon.

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