30 octobre 2019
Un projet qui cadre dans le Vieux-Belœil, assure le promoteur
Par: Sarah-Eve Charland

Le bâtiment de l’ancien IGA est délaissé depuis 2005. Photothèque | L’Œil Régional ©

Le promoteur du projet au 949, rue Guertin à Belœil, Pierre-Olivier Courchesne, chez Chagall Design, assure vouloir intégrer les nouveaux bâtiments afin qu’il cadre dans le quartier en reprenant plusieurs éléments architecturaux du voisinage.

« On veut créer un environnement qui plaise, qui cadre avec le Vieux-Belœil et qu’il y ait du vert. […] Ce qui est important à retenir, c’est que ce sont des commerçants et les élus qui ont demandé du résidentiel », souligne-t-il.

Le bâtiment de la phase 1, notamment, a un toit plat en harmonie avec les bâtiments autour qui ont des toits plats, précise-t-il. Alors que l’intégration de la brique a été critiquée par des citoyens, le promoteur estime que cette opinion ne fait pas l’unanimité.

« Certains vont dire que la brique ne fait pas patrimonial. D’autres vont dire le contraire. On a mis les deux afin d’être sûr, soit de la brique et du déclin », explique-t-il.

Ce dernier a mentionné à plusieurs reprises en entrevue l’importance d’intégrer des arbres et du gazon. Il compte planter une trentaine d’arbres, ce qui permettra entre autres aux résidents sur la rue Monseigneur de Laval de garder une certaine intimité avec la cour des maisons contigües.

Les étages

Le promoteur a tenu à spécifier plusieurs caractéristiques de ces bâtiments. Le premier, situé à l’intersection des rues Saint-Jean-Baptistes et Guertin, s’élèvera sur trois étages.
Les maisons de ville sur la rue Guertin ne dépasseront pas deux étages. Ces dernières auront sensiblement la même hauteur que les maisons érigées en face du projet. « Sur la rue Guertin, on s’enligne avec le même style des maisons en face. On a mis des toits en pente comme ce qu’on retrouve en face. […] On améliore leur vue parce qu’on enlève ce bâtiment à l’abandon et il y a du vert », mentionne-t-il.

Le bâtiment à l’intersection des rues Guertin et Saint-Matthieu aura deux étages. Ceux qui longent Saint-Matthieu auront trois étages avec une mezzanine. M. Courchesne tient à rappeler que d’autres bâtiments dans le quartier possèdent trois étages. Il estime que cela ne jure pas avec l’ensemble du paysage.

Il n’est donc pas question de quatre étages, assure-t-il. La Ville de Belœil a autorisé des bâtiments d’une hauteur de 14 mètres sur la rue Saint-Matthieu, équivalent à quatre étages. « La réglementation le permet, mais ce n’est pas ce qu’on présente, ajoute le promoteur. […] On n’est pas rendu à la phase 3. C’est très préliminaire. »

À l’heure actuelle, seule la phase 1 qui touche un bâtiment mixte, jumelant un commerce et des logements, a été présentée et acceptée par le Comité consultatif d’urbanisme, ainsi que par les élus. Les phases 2 et 3 sont toujours sur la table à dessin et aucune décision n’a été prise par le conseil municipal à ce jour pour ces phases subséquentes. « On suit le processus normal. On est en communication avec la Ville pour les phases 2 et 3 », poursuit-il.

En 2020

Chagall Design souhaite réaliser les travaux en 2020 puisqu’un commerçant est intéressé à utiliser les locaux commerciaux de la phase 1. « Si tout le monde est d’accord, on ne veut pas retarder la construction. Aussitôt que la Ville accepte, on va de l’avant. L’objectif est d’être transparent », dit M. Courchesne, espérant pouvoir réaliser toutes les phases du même coup.

« Si les gens ont des inquiétudes, nos bureaux sont ouverts. Ils peuvent venir nous voir. On est prêt à les accueillir et à répondre à leurs questions. On est une entreprise de Belœil. Ça va être un peu notre projet signature », conclut Pierre-Olivier Courchesne.

Registre

Le règlement de changement de zonage qui touchera le projet dans l’ancien IGA à Belœil sera soumis au registre. Ce processus se déroulera le 11 novembre entre 9 h et 19 h à l’hôtel de ville de Belœil. Le zonage actuel touchant le bâtiment de l’ancien IGA peut accueillir seulement des bâtiments commerciaux. Le changement de zonage permettrait la construction des immeubles résidentiels et mixtes.

La mairesse de Belœil, Diane Lavoie, a affirmé en séance du conseil du 28 octobre que la Ville ne se rendra pas en référendum si le nombre de signatures est suffisant. « On va comprendre, a-t-elle ajouté. On va peut-être représenter un projet, peut-être modifié pour s’assurer de l’acceptabilité sociale. »

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