11 septembre 2015
Un programme de football scolaire serait-il viable dans la région?
Par: Denis Bélanger
Les sports scolaires les plus populaires

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La Vallée-du-Richelieu ne dispose pas de programme de football scolaire au secondaire. Les plus proches sont offerts à Saint-Hyacinthe, à l’école secondaire Hyacinthe-Delorme et au Séminaire St-Joseph. Belœil et Mont-Saint-Hilaire sont plutôt desservies par une structure civile, les Pirates du Richelieu. Il y a au moins une personne, l’entraîneur de football hilairemontais, Jean-Philippe Morin, qui croit que le civil et le scolaire pourraient cohabiter.

«Ça permettrait de garder les jeunes joueurs de football d’ici. Présentement, du côté des midgets au civil, les joueurs sont obligés d’aller jouer ailleurs. Ce serait un peu plus pour la région et je serais prêt à aider. Je verrais bien un programme s’implanter à Polybel, qui a déjà l’infrastructure pour le faire.»

M. Morin connaît bien les deux mondes du football. Il a été longuement impliqué chez les Pirates, ayant notamment occupé le poste de directeur technique. Il assume maintenant le poste d’entraîneur-chef de la jeune équipe des Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe qui vient d’entamer sa 2e saison.

«Aux États-Unis, on a des programmes civils pour les plus jeunes. Puis rendu au secondaire, il y a les programmes à l’école. Du football scolaire permet justement d’en ramener certains sur les bancs d’école. C’est toute une implication différente lorsque tu gagnes au scolaire.»

Au Réseau du sport-étudiant du Québec (RSEQ) Montérégie, on croit également que le civil et le scolaire pourraient cohabiter dans un même secteur. «Il faudrait qu’il y ait une bonne communication entre les organisations. C’est certain que ça pourrait déranger au début, mais ça pourrait fonctionner. Ça s’est déjà vu ailleurs», lance la directrice générale du RSEQ Montérégie, Sylvie Cornellier.

Cette dernière ajoute qu’il y aurait d’autres facteurs à analyser avant de mettre sur pied un programme de football scolaire dans la Vallée, dont le bassin potentiel de joueurs. «Ça en prend des jeunes pour du football à 12. Nous regardons la possibilité de mettre sur pied un programme de football à huit joueurs.»

Le civil a encore sa place

Le président des Richelieu, Marc Labrecque, insiste que le football civil a toujours sa place au Québec, permettant à plusieurs jeunes d’avoir accès au sport. Il faut comprendre que plusieurs programmes de football scolaire sont offerts par des écoles privées.

«Ce n’est pas certain que tous les jeunes pourraient aller, à titre d’exemple, au Collège St-Hilaire, en raison des frais scolaires plus élevés, ajoute M. Labrecque. Il ne faut pas penser qu’à l’aspect sportif, il y aussi une implication sociale très importante.»

Pas de projet  

Mais pour l’instant, un programme de football n’est pas dans les cartons à l’école secondaire Polybel selon la directrice générale Geneviève Richard. «Nous n’avons pas de demandes en ce sens comme nous avons à côté la structure des Pirates. Nous faisons toutefois du flag-football.»

«Nous avons le multisports à l’école, mais le football ne semble pas être dans nos plans», ajoute de son côté Violaine Fortin, qui assume depuis le mois d’août le poste de directrice générale de la Polyvalente Ozias-Leduc.

Même son de cloche au Collège Saint-Hilaire, qui répond que «sa participation au sein d’un programme de football est peu probable dans un avenir prévisible».

Concentration scolaire

Une nouvelle dynamique au football sera toutefois créée dès la rentrée scolaire 2016. L’école secondaire de De Mortagne de Boucherville offrira une concentration football.  Le programme sera offert à tout footballeur demeurant dans une ville du territoire de la Commission scolaire des Patriotes. L’école n’aura toutefois pas sa propre formation de football.  Les jeunes continueront de jouer pour une équipe civile. «C’est un beau projet. Un partenariat entre nous et ce programme va de soi», rapporte Marc Labrecque, des Pirates.

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