20 octobre 2015
Un programme ambitieux pour relever l’industrie forestière
Par: L'Oeil Régional

Le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec, André Tremblay, poursuivait sa tournée provinciale aujourd’hui à Trois-Rivières.

«Il faut ôter la perception, dans la tête de la population, que l’industrie forestière n’a plus d’avenir. Il y a un avenir. On voit, depuis quelque temps, plusieurs annonces économiques dans le secteur forestier. Il y a des perspectives d’avenir dans ce domaine», insiste André Tremblay.

«Les attaques des groupes environnementaux créent des perceptions chez les acheteurs internationaux que le Québec est comme une république de bananes où l’on ne gère pas nos pratiques forestières. C’est faux. On a une loi très exigeante en la matière», ajoute-t-il.

Pour redonner un élan plus marqué à l’industrie forestière, qui peine à se relever depuis la crise économique de 2008, M. Tremblay propose notamment de créer de la richesse en augmentant la récolte de quatre millions de mètres cubes par année au Québec. Pour y arriver, il faut d’abord ramener le coût du bois à sa vraie valeur marchande, souligne-t-il, car en ce moment, la fibre coûte cher à l’industrie.

«La fibre représente 65% de nos coûts. Il faut trouver des solutions pour réduire le coût de la fibre pour permettre à l’industrie d’avoir une vision pour plusieurs années, pour dire qu’on a un plan de match», précise-t-il.

Pour ce faire, le Conseil de l’industrie forestière soumet les idées de revoir le mécanisme d’application de la rente au gouvernement pour en faire un incitatif à récolter en la rendant créditable des redevances payables sur les volumes récoltés,  en allégeant les règles de fonctionnement,  de mettre en place un programme de partage des coûts liés à l’entretien des chemins multiusagers dans les territoires forestiers et de consentir des tarifs d’électricité préférentiels aux papetières à même les surplus énergétiques du Québec.

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