10 octobre 2018
M’étendre sur l’asphalte
Un premier roman jeunesse pour Julie Bosman
Par: Olivier Dénommée
Julie Bosman raconte une version romancée de certains de ses souvenirs de préadolescence à Mont-Saint-Hilaire.
Photo: Luc Querry

Julie Bosman raconte une version romancée de certains de ses souvenirs de préadolescence à Mont-Saint-Hilaire. Photo: Luc Querry

Un an après la publication d’un recueil de nouvelles (Nous sommes bien seules, Leméac), Julie Bosman se lance dans la littérature jeunesse. M’étendre sur l’asphalte est un premier roman où l’auteure partage ses souvenirs du passage à l’adolescence qu’elle a vécue dans la région de Mont-Saint-Hilaire.

Le processus d’écriture a débuté il y a deux ans, inspiré par plusieurs facteurs. Le premier, la lecture du livre Avoir un corps de Brigitte Giraud. «Ce livre m’a rappelé mon adolescence et les malaises que j’ai vécus à travers mon corps», relate Julie Bosman en entrevue. Son désir de se raconter à travers une fiction, particulièrement à ses filles (aujourd’hui âgées de 18 et 15 ans), était une autre motivation pour écrire ce roman.
L’histoire de M’étendre sur l’asphalte se situe en 1982, alors que le personnage de Julie a 12 ans, vivant toutes les insécurités qui viennent avec l’arrivée de l’adolescence. L’auteure ne voit pas son récit jeunesse comme une autofiction, mais admet que deux événements majeurs de son roman, le décès d’un ami et l’histoire d’amour avec un homme trop vieux, sont véritables.
Il était particulièrement important pour Mme Bosman de situer l’action à Mont-Saint-Hilaire, même si les lieux ne sont jamais nommés clairement. «Tout est identifié et quelqu’un connaissant la ville reconnaîtra les lieux, précise-t-elle. Pour moi, la ville est un personnage qui module ce que le personnage principal devient.»
Une suite serait même possible pour M’étendre sur l’asphalte. «Il y a du matériel», confirme-t-elle en affirmant avoir d’autres projets en tête dans l’immédiat.

Cliché sur deux pattes
Julie Bosman assume pleinement sa passion pour la littérature, qu’elle cultive depuis sa jeunesse. «Je suis le cliché sur deux pattes de la fille qui rêve d’écrire depuis toujours», lance celle qui a toujours «trouvé le réconfort dans la lecture». Elle a publié son premier livre à 46 ans et croit toujours à l’intimité que procure selon elle la lecture. Cette fois, elle espère transmettre cette intimité à un lectorat préadolescent curieux de connaître cetaines facettes de sa propre histoire.
M’étendre sur l’asphalte, publié chez Leméac, est en vente partout depuis le 26 septembre.

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