6 octobre 2021
L’encre sèche et on oublie
Un premier recueil pour le Belœillois Serge Labrosse
Par: Olivier Dénommée
Serge Labrosse, résident de Belœil, réalise son rêve de jeunesse en se consacrant à l’écriture. « L’encre sèche et on oublie » est son premier recueil de nouvelles. Photo Nancy Moreau

Serge Labrosse, résident de Belœil, réalise son rêve de jeunesse en se consacrant à l’écriture. « L’encre sèche et on oublie » est son premier recueil de nouvelles. Photo Nancy Moreau

Après avoir voué sa carrière à écrire sur l’actualité, s’intéressant notamment aux faits divers et aux affaires judiciaires, le journaliste à la retraite et résident de Belœil Serge Labrosse se consacre maintenant à l’écriture de nouvelles. L’encre sèche et on oublie, qui vient d’apparaître sur les tablettes des librairies, est son premier recueil.

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C’est le rêve de toute une vie qu’il réalise en publiant ce premier recueil. « Quand j’avais 14 ans, j’avais décidé de devenir écrivain. Je suis finalement devenu journaliste à la place et j’ai eu une très belle carrière, mais j’ai toujours gardé ce rêve d’écrire! » L’auteur ne cache pas que sa déformation professionnelle a beaucoup teinté sa façon d’écrire, autant sur les sujets abordés, dont plusieurs sont inspirés de sa propre carrière, que sur la longueur des histoires. « J’ai appris à écrire ce que j’avais à dire en peu de mots : ça a donc été un réflexe pour moi d’aller vers des nouvelles très courtes. La constante entre les différentes nouvelles, c’est mon écriture brève, saccadée, incisive. » Il a aussi eu droit à un soutien financier de Culture Montérégie et d’un parrainage de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ).

L’ancien journaliste du Journal de Montréal assure toutefois que le recueil L’encre sèche et on oublie ne traite pas que de faits divers ou d’histoires inspirées de son travail, loin de là. « Je traite aussi de sujets comme la maladie d’Alzheimer et des textes plus légers. Je ne me prends pas au sérieux dans mes textes, mais c’est certain que ce qui me distingue comme auteur, c’est le monde différent que j’ai connu dans ma vie de journaliste. » Selon lui, le recueil contient beaucoup d’ironie, mais aussi une bonne dose d’espoir dans plusieurs nouvelles. « Oui, il y a un gros côté sombre dans mes nouvelles, mais aussi une part de lumière. Ça s’adresse à tout type de lecteur. »

Lecture rapide
Serge Labrosse soutient que le format « nouvelle » correspond bien à l’ère actuelle, ce qui explique sa popularité grandissante. « On est dans une époque frénétique où tout doit être très court avec les textos et les réseaux sociaux. Si quelqu’un a seulement 15 minutes pour lire, il aura le temps de lire deux ou trois nouvelles sans avoir peur de perdre le fil. »

« L’encre sèche et on oublie », un recueil publié chez Lévesque éditeur dans la collection « Réverbération » est depuis peu en vente partout en librairie.

L’auteur ne ferme pas la porte à écrire des romans un jour, mais, pour le moment, il continue d’affectionner la nouvelle. « Je travaille sur mon prochain recueil, que j’espère avoir complété cet hiver ». Il espère que le public appréciera sa plume et qu’il lui donnera la chance d’écrire « aussi longtemps que possible ».

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