27 décembre 2017
Un petit rictus
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault

Vincent Guilbault

Un détail. Pas grand-chose, mais… ça chicote. J’écris et mon visage ne peut s’empêcher d’afficher une drôle de grimace. Un rictus.

C’est la piscine. Oui, celle de Belœil. Je suis content, elle va coûter moins cher à cause de la subvention annoncée cet été. Dans le réel donc, elle coûte moins cher. Sur papier, elle est toutefois plus dispendieuse; 16,5 millions $ au lieu des 14,7 estimés au départ. «On le savait qu’on était serrés», répond la Ville, une fois devant le fait accompli. La Ville savait dans le fond qu’aucun soumissionnaire ne pourrait bâtir un complexe de cette importance sous la barre des 15 millions $.
Donc, est-ce plus cher? Oui… non. La subvention provinciale de 9 millions fait qu’on en ressort gagnant. Ouain, ça gosse… mais bon.
Et elle va être belle en plus. Avez-vous vu le plan? De l’extérieur, ce qui frappe le plus, ce sont les gradins et la terrasse. Magique.
Sauf que… la terrasse ne sera pas installée. On vous l’a montrée, mais elle n’était pas nécessairement prévue. Si ça nous tente un jour de nous la payer en gang, on pourra l’installer. Mais pas pour le moment. Ce n’était pas clair lors de la présentation devant public, mais la Ville confirme cette fois que ça ne fait pas partie du projet. Pourquoi le présenter au public alors? Sais pas.
J’écris ces mots, mon rictus revient. Pas grave, l’important dans un projet de piscine, ça reste la baignade.
Au moins, on n’aura pas de problème pour se rendre à la piscine.
Je dis ça… dépend si tu t’y rends à pied ou en voiture. Car, on risque de manquer d’espace de stationnement. Mais ce n’est pas grave, on aura une entente avec le Groupe Maurice pour emprunter une soixantaine de cases dans le stationnement de la résidence pour personne âgée, juste en face. On peut s’aider, entre voisins!
Oups, j’oubliais (je sais, je fais exprès avec mon ton baveux), mais le projet de résidence est plutôt mort. Va nous manquer de la place finalement. Faudra négocier avec le promoteur futur d’un potentiel développement sur le terrain vacant. Il va falloir être plus prudent, on va faire attention la prochaine fois, souligne la Ville.
Je comprends qu’on ne pouvait pas prévoir. Ouain, disons. Mais bon, ça gosse un peu. Rictus! Même si les imprévus sont inévitables dans un projet de cette envergure, on peut quand même souligner à grands traits certaines décisions douteuses, comme le stationnement et le montage financier trop serré.
Mais bonne nouvelle, le premier coup de pelle est donné, les travaux sont entamés et on attend la piscine pour 2019! Je veux y croire. On a hâte!
Bonne année tout le monde. On se revoit en janvier!

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