20 mai 2020
Belœil étudie un assouplissement des règles
Un père a construit une rampe pour ses enfants dans sa cour
Par: Denis Bélanger

Cédric et Camille Gaudet devant leur rampe de planche à roulettes. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

Il est difficile en ces temps de confinement de trouver une activité pour s’occuper l’esprit qui respecte à la fois les mesures de distanciation sociale, les règlements municipaux et la quiétude du voisinage. Parlez-en à David Gaudet de Belœil qui ne peut pas utiliser dans sa cour une rampe de planche à roulettes, qu’il a fabriquée lui-même, à la suite d’une plainte. De son côté, la Ville s’est montrée sensible à la situation et a décidé d’étudier toutes les avenues possibles pour trouver un dénouement satisfaisant pour tous.

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Père de deux enfants âgés de 11 et 12 ans, M. Gaudet a construit au cout de 1000 $ environ une rampe de skate pour ses jeunes passionnés. « Ça m’a pris environ une semaine à faire. Je l’ai faite avec mes deux enfants. Cela a été une activité en famille. Je voulais que mes jeunes puissent être actifs pendant ce confinement. »

Des voisins se sont plaints du bruit que l’activité occasionnait et un représentant de l’urbanisme de la Municipalité a avisé le père de famille qu’il avait enfreint la réglementation municipale. Un article du règlement de zonage stipule qu’il est interdit de construire en secteur résidentiel une piste de rouli-roulant.

En réaction à la tournure des événements, David Gaudet a tourné une vidéo émotive avec ses enfants, Cédric et Camille. Les enfants demandent à la mairesse Diane Lavoie de trouver une solution. La vidéo a rapidement enflammé les médias sociaux et été reprise par plusieurs médias traditionnels.

M. Gaudet a également demandé à la conseillère de son district, Renée Trudel, de modifier le règlement pour permettre les structures de planche à roulettes sur les terrains résidentiels. Un point à l’ordre du jour du comité plénier du 19 mai a donc été ajouté à cet effet. Au moment de mettre sous presse, la décision n’était pas connue.

« Ce qui m’a interpelée dans ce dossier est le fait que le papa était prêt à encadrer l’activité. Je trouvais que c’était une intention respectueuse et consciencieuse que de vouloir limiter l’activité à des heures précises dans une journée, a déclaré Renée Trudel. Ce n’est toutefois pas simple. Il y a une question d’acceptabilité sociale. Mais nous sommes aussi sensibles au fait de favoriser l’activité physique. Il faut réfléchir à ce que peut comporter un éventuel changement de règlement. »

David Gaudet a de son côté salué l’ouverture de Belœil d’essayer de trouver une solution. La Ville dispose depuis 2010 d’un skatepark près de l’école secondaire Polybel, mais le parc est fermé en raison de la pandémie et les installations sont exclues de la première phase du déconfinement sportif qui s’amorce ce mercredi.

« Nous sommes d’avis que ces installations devraient aussi être accessibles maintenant. Les parents pourraient apporter une certaine vigie et on pourrait avoir aussi un surveillant », ajoute Mme Trudel.

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