4 décembre 2017
La réserve Gault, troisième campus de McGill
Un nouveau projet de recherche d’envergure à la réserve Gault
Par: Karine Guillet

La réserve Naturelle Gault. photo:archives

Presque soixante ans après le legs du brigadier Gault à l’université McGill, la Réserve naturelle Gault du mont Saint-Hilaire devient officiellement le troisième campus de l’université McGill. L’université montréalaise profite du même coup de la présence de ce troisième campus pour entamer une recherche d’envergure sur le climat et son évolution dans la Vallée du Saint-Laurent.

Cette année seulement, l’université a accueilli près 400 étudiants au baccalauréat et une douzaine de cours à la réserve Gault. La réserve est présentement le site de neuf recherches. La directrice de la Réserve, Virginie Millien, a toutefois la vision de reconnecter avec les deux autres campus, à Montréal et à Sainte-Anne-de-Bellevue, et d’accroitre le nombre de recherches et d’étudiants à la montagne, particulièrement sur le changement climatique et la gestion de la montagne dans le contexte actuel.

Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau, s’est d’ailleurs dit très heureux d’accueillir l’un des plus gros campus à ciel ouvert. Il a réitéré son souhait de déployer des efforts afin de faire rayonner le statut de ville universitaire de Mont-Saint-Hilaire.

Projet de recherche d’envergure

La Réserve amorcera d’ailleurs un changement d’envergure avec son nouveau projet de recherche, baptisé système d’observation de la terre adaptable (Adaptable Earth Observation System). La recherche est d’ailleurs l’un des 73 projets financés par la Fondation Canadienne pour l’innovation, qui lui octroyé une contribution de 6,7 M$.

Concrètement, le projet de recherche devrait permettra à l’université McGill, en collaboration avec l’Université du Québec à Montréal et la Nothern Britsh Columbia University, d’observer et de documenter comme jamais auparavant le climat dans la Vallée du Saint-Laurent.

Le professeur John Gyackum, responsable du projet, note d’ailleurs que la Vallée possède un climat particulier, étant notamment championne au chapitre des précipitations de pluie verglaçante pendant la saison froide. L’étude s’inscrit d’ailleurs dans la lignée des recherches récemment menées à la Réserve sur les changements climatiques.

«Nous voulons comprendre comment la Vallée du Saint-Laurent est change en termes de biodiversité et de climat dans un contexte de réchauffement climatique, a expliqué le professeur Gyakum, en anglais. C’est un domaine-clé en terme de recherches qui commence. Nous savons tous que la planète se réchauffe substantiellement, mais les conséquences régionales ne sont pas toujours comprises.»

La Réserve naturelle Gault entamera ce printemps la construction de nouvelles infrastructures de laboratoires. Pour faire place aux nouvelles infrastructures, l’actuel laboratoire, qui servait davantage à des recherches en géologie, sera démoli.

L’université devrait aussi faire l’achat de sentinelles climatiques, installées entre la Ville de Québec et la frontière de l’Ontario, pour mener à bien les recherches. Des drones permettront également à l’équipe de scientifiques de visualiser les données et d’établir des relevés topographiques. Deux laboratoires mobiles devraient également être construits à la réserve.

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