3 décembre 2020
Trafic de stupéfiants démantelé en 2015
Un membre du réseau tente de faire réduire sa peine
Par: Denis Bélanger
Shadowy, moody shot of a legal concept

Reconnu coupable d’infractions liées au trafic de stupéfiants en juillet 2018, le résident de Saint-Basile-le-Grand Samuel Roberge obtient une deuxième chance devant la Cour d’appel afin d’éviter l’incarcération dans une prison fédérale.

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Après sa condamnation, Roberge a déposé deux requêtes à la Cour d’appel. La première portant sur le verdict a été rejetée par le tribunal le 19 octobre dernier. Toutefois, le 11 novembre, le juge Stephen W. Hamilton a accordé à l’accusé de 27 ans la permission d’appeler de sa sentence.

Roberge avait été condamné à trois ans de détention et il vise à obtenir une peine réduite de deux ans moins un jour. S’il obtient gain de cause, il serait placé dans un centre de détention provincial ainsi que sous un autre régime de libération conditionnelle.

En raison de la nature de l’appel, le juge Hamilton a également accepté la remise en liberté de l’accusé d’ici à ce que le processus soit terminé. Samuel Roberge avait aussi été libéré pour son appel du verdict et n’avait brisé aucun engagement.

Roberge aura encore une fois plusieurs conditions à respecter, dont un couvre-feu allant de minuit à 6 h du matin.

Cinq ans déjà

Samuel Roberge était lié au réseau de stupéfiants du caïd René Raymond de L’Assomption qui a été démantelé par les forces policières le 13 mai 2015. Son frère, Renaud Roberge Raymond, était également impliqué dans le réseau. Plus de 200 policiers avaient participé à une vaste opération antidrogue ayant mené à 21 arrestations et à 19 perquisitions effectuées dans plusieurs municipalités de la Rive-Sud.

Une somme d’environ 200 000 $ avait été saisie, de même que 30 livres de cannabis, 3 kg de cocaïne, 5 kg de haschich ainsi que 100 000 comprimés de méthamphétamine.

La Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent avait remarqué une recrudescence de la violence dans le secteur de Chambly. Les informations colligées ont amené l’Escouade régionale mixte à ouvrir officiellement l’enquête en mai 2014.

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